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(evie), like a clear night sky graced by a shooting bright star

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MessageSujet: (evie), like a clear night sky graced by a shooting bright star Lun 26 Fév - 16:47



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life is wonderful, cause you shine through, there’s no one that makes me feel like you do. and i will sing because you're beautiful in all that you are. i will stay true to you, from the day that i met ya’, i couldn’t forget ya’. you stuck in my mind.
evelyn blake & jonah reeve

Ça n’avait jamais été son truc, à Jonah, la Saint Valentin et toutes les fioritures qui l’accompagnaient. Il n’s’était jamais montré avec l’âme d’un romantique qui voulait mettre les petits plats dans les grands pour un jour en particulier, comme si c’était une cérémonie en soit. Et de toute manière, cette année comme depuis quelques temps déjà, il n’avait personne avec qui fêter l’amour, en faisant semblant que c’était le sentiment le plus stable et le plus enrichissant qui soit. Alors quand Zach était arrivé avec son idée de faire quelque-chose au bar pour ce quatorze février, l’ainé des Reeve n’avait pu que ricaner jaune, lever les yeux au ciel et légèrement protester – avant d’irrémédiablement, ployer sous l’indéniable. La St Valentin faisait vendre ; à tous ces gens qui n’étaient pas comme lui et qui eux, aimaient vivre dans l’illusion que la fête des amoureux avait quoique ce soit d’important et de symbolique, que ce qui s’y passerait définirait le reste de l’année, et même le futur d’un couple. A voir certaines histoires si mal tourner à cause d’une stupide date, le jeune homme en était arrivé à la conclusion que d’toute manière, ce n’était pas si mal qu’il n’ait personne pour attendre quoique ce soit de lui. Et pourtant, à force subir les publicités un peu partout, de recevoir des mails de la part de MatchMaker tous les deux jours l’informant d’un nouveau truc organisé pour les célibataires en manque de contact, et de zapper à la télévision pour tomber sur un film à l’eau de rose, Jon devait bien admettre qu’y’avait de l’argent et du bénéfice à se faire, en une soirée uniquement. Il avait cependant laissé le soin à son frère de tout organiser, d’avoir les idées et de projeter ce qu’il avait en tête, en un business concret qui pourrait leur permettre de vivre un bon mois de février : tout ce qu’ils gagnaient comptait pour Meika, c’était bien la seule chose qui continuait, la plupart du temps, à motiver Jonah à se contenter de tenir un bar, plutôt que de se paumer plus encore, à ressasser ses rêves perdus. Il avait besoin d’un job comme celui qu’il avait maintenant, pour continuer d’pouvoir nourrir sa fille, l’habiller et la loger ; et même s’il n’était pas le plus pauvre des types – loin de là, il avait bien gagné sa vie en tant que star montante du hockey, hein – en tant que père, il n’pouvait clairement pas se reposer sur ses lauriers. Et pourtant. Quelques heures à peine après le début de la soirée à thème St Valentin, Jonah s’était retrouvé à faire le service en priant pour que le monde s’arrête, qu’il n’ait plus jamais d’factures à payer et qu’il n’ait plus besoin de faire le guignol dans ce bar. The Reeve avait réussi son pari, à attirer bien du monde et à obtenir une ambiance pour ce soir, dont beaucoup se souviendraient : au moins, ils n’avaient pas eu besoin de tomber dans les clichés ridicules, ou dans l’extravagance la plus totale- l’idée des stripteaseuses et des gogo dancers n’avait été qu’une blague que Jonah avait balancée avec sarcasme à son cadet, et il était bien content que ce n’soit resté que ça. Mais avec la musique à fond dans les oreilles, des commandes à la pelle, des nouvelles têtes qui apparaissaient comme par magie, ou des gens qui stagnaient dans le bar jusqu’à atteindre un taux d’ivresse bien haut déjà, Jonah s’était dit que ça n’pourrait pas être pire que ça. C’était New York après tout, la grande New York où les gens s’inscrivaient à la pelle sur Matchmaker parce que le célibat leur était si insoutenable que ça.

Mais dans aucun de ses scénarios catastrophes, Jonah n’aurait pu imaginer ça – au beau milieu de la soirée, il avait été bien content déjà, d’avoir entendu son téléphone sonner malgré le bruit ambiant qui avait fait gonfler son cerveau dans son crâne. Et quand il décrocha, ce fut pour tomber sur la baby-sitter de Meika, une gamine du quartier à laquelle il avait bien voulu laisser une chance malgré ses habituelles réticences : et pourtant, tout ce que l’ado au bout du fil lui dit, c’était qu’elle avait subitement un rendez-vous auquel elle devait absolument se rendre, et qu’elle n’pouvait rester auprès de Meika que pour une heure encore ‘grand max’. Malgré son envie de hurler à travers le téléphone – parce qu’après tout, ils s’étaient accordés sur la soirée entière, jusqu’à ce qu’ils rentrent, il n’avait certainement pas prévu de laisser sa fille à une pauvre gosse immature qui ne comprenait pas le sens des responsabilités ! – il n’en eut même pas le temps. Une des serveuses du bar l’appelait déjà, paniquée, à cause d’une fuite dans les toilettes. Et le désespoir du jeune homme ainsi que sa colère, atteignirent leur paroxysme quand, à chaque coup de téléphone qu’il lança - à la recherche de quelqu’un qui pourrait s’occuper de Meika jusqu’à ce qu’il ait fini de travailler - il ne se retrouva confronté qu’au silence. Ou, parfois, aux ‘désolé pas ce soir’. A croire qu’il n’y avait que lui pour trouver que le quatorze février n’était pas une date sacrée et intouchable. A bout de nerfs, et sans avoir manqué d’engueuler ses employés pour ne pas savoir s’occuper d’une fuite eux-mêmes (tant pis si c’était injuste), le brun tomba dans son répertoire sur le numéro d’Evelyn. Il eut un instant de retenue réflexe, une seconde pour réfléchir, avant de se résoudre à la contacter : après avoir passé une demi-heure à désespérément chercher quelqu’un pour l’aider, de toute manière, il n’avait plus beaucoup le choix. Et dans tout ce brouhaha constant et ce stress monté en flèche, Evie se présenta comme l’alliée qu’il n’avait plus espéré – c’n’était pas pour rien qu’elle avait été sa meilleure amie, à une époque. Elle avait toujours été là pour lui, même quand il avait cru perdre la boule à voir tout le monde le lâcher. N’était-ce pas un des reproches qu’elle lui avait faits, sans vraiment le dire, quand ils s’étaient retrouvés, pourtant ? Qu’elle avait toujours tout lâché pour accourir pour lui, dès qu’il le lui demandait ? Ce soir, il n’avait clairement pas le temps d’y penser. En quatrième vitesse, entre une réparation ‘à la va-vite’ de la fuite et un nettoyage express, il put retrouver la blonde à l’extérieur du bar ; quelques secondes, pas plus, le temps de lui filer ses clés, quelques instructions inquiètes, et un ‘merci’ sincère. Puisque les choses tournaient su mal, de toute manière, il n’allait pas tarder à rentrer : encore une fois, quelque-chose qu’il dit à la jeune femme. Une promesse que les minutes suivantes devenues heures, réduisirent à néant. Et c’est ainsi que minuit passa, et une heure du matin. Il était presque deux heures quand il fit enfin comprendre à Zach qu’il allait devoir se débrouiller parce qu’il n’pouvait vraiment plus rester. Et même s’il avait essayé, vraiment essayé de se dépêtrer de toute cette situation, il arriva en catastrophe à son appartement. Quand il toqua, il regretta de n’pas avoir gardé ses clés, ou de n’pas s’être arrangé autrement ; qui sait, peut-être qu’Evie s’était endormie, parce qu’elle n’devait clairement pas avoir prévu de rester chez lui jusqu’aussi tard. Au beau milieu de ses pensées, pourtant, la porte s’entrouvrit sur une Evelyn qui, elle, au moins, était toujours là. « Hey... » le soulagement fut palpable dans sa voix, pour sûr : cette stupide, fameuse, ‘si importante’ soirée de la St Valentin était derrière lui maintenant, et il en soupira, même, en pénétrant dans son appartement. « Désolé, j’avais pas prévu que ce serait la galère comme ça. » il grogna, clairement mécontent avec tout ce qui avait pu se passer, ce soir : curieusement, ce qu’il avait découvert surtout depuis qu’il tenait un bar avec son frère, c’était au combien ça pouvait être désagréable, d’être du côté service d’une fête quelconque. « T’as pas eu trop de problèmes ? » par ironie, Jonah lâcha un ricanement à cette pensée ; parce qu’à Meika aussi, il avait bêtement promis qu’il ne rentrerait pas trop tard – comment il avait pu penser ça, sérieusement ? Il n’avait même pas eu une minute pour lui ce soir, et maintenant, il devait bien puer l’alcool et la clope, alors même qu’il n’avait touché ni à un verre, ni à une cigarette. Comme il n’souhaitait tout ça à personne, il espérait qu’au moins, Evelyn, elle, avait passé une soirée un poil meilleure. C’était la St Valentin, après tout.

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MessageSujet: Re: (evie), like a clear night sky graced by a shooting bright star Ven 2 Mar - 22:48


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Jonah Reeve & Evelyn Blake

C’était la saint-valentin, la fête de l’amour et globalement, un truc qui la mettait hors d’elle, Evie, surtout depuis qu’elle était célibataire et complètement dégouté – ou désespérée – de l’amour. Elle y avait cru à un moment, elle avait été romantique et elle en avait passé pas mal des saint-valentin en couple, parce que pour elle, ça avait été important et pour sûr, quand elle avait été avec un mec qui avait oublié cette fameuse fête ou qui ne l’aimait pas, elle s’était toujours sentie vexée, sans non plus aller jusqu’à rompre avec le type en question, elle n’était pas non plus extrême comme ça. Maintenant, elle n’avait plus gout à tout ça. Elle se disait que c’était bien alors, que sa journée de repos tombe sur ce jour-là et même si contrairement à certains de ses collègues, elle n’avait rien à célébrer, elle n’avait pas voulu l’échanger, sa journée de repos. Elle n’avait pas envie de passer la soirée sur le thème de l’amour, à remplir des cocktails roses bonbon à tout le monde, parce que le bar faisait quelque chose, comme la moitié des bars de la ville. Elle s’était dit qu’elle allait peut-être sortir, qu’à défaut de passer la soirée avec l’amour de sa vie, elle pouvait toujours trouver quelqu’un avec qui s’amuser un peu, elle avait hésité longtemps, toute la journée et ce qui l’avait convaincue, ça avait été le buffet gratuit à l’une des soirées organisée par MatchMaker. Fallait croire qu’elle avait touché le fond du fond. Elle s’était fait belle, avant de sortir, une jolie robe, des talons hauts, des collants qu’elle allait certainement filer plus vite qu’elle ne le voudrait et puis elle était sortie, elle avait rejoint la soirée et vite, trop vite, elle avait regretté son choix. Elle était peut-être trop blasée pour supporter ce genre de soirée, mais dès la première conversation qu’elle avait eu avec le premier mec qu’elle avait croisé, elle avait regretté Netflix.

Heureusement, y avait le buffet, c’était tout ce qu’elle avait pu se dire en avalant son énième ponch sans alcool, encore un des trucs chiants de la soirée, on était là pour faire de belles rencontres, pas pour se bourrer la gueule. Elle fut soulager d’entendre son téléphone sonner et franchement, même si ça avait été un type lui faisant de la pub, elle aurait pris l’appel très sérieusement juste pour échapper à ça. Mais c’était Jonah, alors elle décrocha bien vite en envoyant balader le gars qu’elle avait en face de lui. Il avait besoin d’aide pour sa fille, alors même si la personne en face d’elle avait été hyper intéressante, elle l’aurait abandonné à son sort pour aider Jonah, sans même y réfléchir. Elle l’avait toujours fait et c’était de toute évidence une habitude qui revenait bien vite. On pouvait quand même se demander sui aidait plus l’autre dans cette situation, Evelyn, elle aurait tendance à dire que Jonah venait littéralement de lui sauver la vie, alors, elle avait filé au bar en un rien de temps pour récupérer les clés de l’appartement du jeune homme avant d’aller chez la baby-sitter chercher Meika et de rejoindre l’appartement de Jonah. La petite était adorable et bien qu’elle ait souvent réclamé après son père, elles avaient passé une bonne soirée toute les deux. Evie était certaine qu’elle avait passé une meilleure soirée ici qu’à cette stupide soirée à laquelle elle avait bêtement décidé de participer. Elle avait joué avec Meika, elle avait réussi à la convaincre de manger son repas, pour lequel elle avait suivit les quelques conseils que lui avait donné Jonah et à l’heure où il lui avait dit de la mettre au lit, elle l’avait fait, prenant le temps de raconter une histoire à la petite pour qu’elle s’endorme. Après, le temps était passé, lentement mais sûrement. Elle s’était permis d’allumer la télévision pour zapper ici et là et puis elle avait abandonné ses chaussures à talons au pied du canapé, un peu après elle avait rejoint la salle de bain pour troquer ses lentilles contre ses lunettes et finalement, quand elle entendit toquer à la porte, elle était devant un film, sous un plaid qu’elle avait trouvé pour se tenir chaud, comme si elle avait été chez elle. Elle rejoignit rapidement la porte abandonnant le plaid et le petit cocon douillet qu’elle s’était fait sur le canapé, pour ouvrir à Jonah, ce serait dommage de le laisser sur le pallier de son propre appartement. « Hey. » Qu’elle répondit en écho à Jonah, en lui souriant. « T’en fais pas. » Elle haussa les épaules, ce n’était pas grave, au contraire, elle avait passé une soirée plus sympa que ce qui avait été prévu. Quand on passait une meilleure soirée en compagnie d’une enfant qu’avec des adultes, ça devait aussi être un sacré signe de désespoir, ou juste qu’il était temps qu’elle ait des enfants. Cela dit, même si elle en voulait, ce n’était pas demain la veille qu’elle tomberait enceinte. « Nan ça va. Elle ne voulait pas aller se coucher tant que ‘papa serait là’ mais je crois que mon histoire a été assez efficace. » La petite avait dit que son père ne devait pas rentrer tard et qu’elle voulait l’attendre, mais bon elle avait réussi à la convaincre d’attendre dans son lit, puis d’attendre en lisant des histoires avec elle et progressivement, elle avait fini par rejoindre les bras de Morphée, même si son père n’avait pas été là. Dans le fond, y avait fort à parier que ce qui l’avait le plus intéresser ça avait été l’idée de pouvoir veiller plus tard que d’habitude et qu’au final, le sommeil était venu la rattraper. « Et toi ? Ça a été quand même ? » Il avait dit que ça avait été plus galère que prévu, mais bon, une soirée pouvait être galère, mais pas trop mauvaise non ? Ou alors, ça c’était juste son expérience dans le monde de la médecine qui le disait. En tant que barmaid, les soirées galères étaient juste chiantes, alors dans le fond, elle était bien placée pour le comprendre Jonah.

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MessageSujet: Re: (evie), like a clear night sky graced by a shooting bright star Dim 4 Mar - 23:36



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S’occuper d’enfants alors qu’on n’était même pas parent soi-même, ça semblait être un véritable exploit, pour Jonah. Lui, il n’avait clairement jamais fait de baby-sitting et même quand il avait été question de sa petite sœur avec laquelle il avait, quand même, six ans de différence, sa mère ne l’avait jamais laissé avec la responsabilité de s’en occuper. Zoey, Leo, et même Jenny alors, la candidate qu’il avait refoulée alors même qu’elle avait été prête à s’occuper de Meika en quelques occasions tout en continuant ses études pour obtenir son diplôme, il les admirait, alors. Il les voyait, toutes si à l’aise avec Meika, parfois même capables de s’occuper de la petite mieux qu’il n’y arrivait de son côté et il s’demandait comment est-ce qu’elles faisaient. Lui, il n’avait jamais eu le moindre talent pour s’occuper des enfants en bas-âge – avant d’avoir sa propre fille, en tout cas. Il aurait suffi qu’on le laisse avec un môme pour lui faire perdre ses moyens ; après tout, il avait été un sportif, et ç’avait bien eu l’air d’être tout ce qu’il avait eu besoin d’être, pendant des années. Quand Valentina était tombée enceinte, lui, il était tombé des nues ; force était d’admettre qu’y’avait bien eu une part lâche de lui-même qui avait espéré qu’elle avorte, qu’ils éliminent cette moindre possibilité de leur vie, et qu’ils continuent leur chemin comme ils avaient vécu jusque-là. Aujourd’hui, trois ans et quelques plus tard, il n’se voyait certainement pas réécrire l’histoire. Et cette soirée, force était de l’admettre, il aurait préféré la passer avec sa fille, plutôt qu’au bar à travailler avec son frère. Mais jamais il n’aurait pu laisser Zach dans une telle galère par lui-même ; ça n’avait pas été faute, d’préférer au fond, éviter d’organiser la moindre soirée sur le thème de la St Valentin. Cette nuit avait beau avoir été horrible, elle leur avait été très rentable et ça, Jonah ne pouvait certainement pas le discuter. Il avait donc pris son mal en patience, et même revêtu la casquette du patron sévère qui haussait la voix sur ses employés- rien de mieux pour passer un quatorze février idéal ? Heureusement qu’il n’avait jamais été un grand romantique mielleux qui tenait particulièrement à cette date ; à vrai dire, quand il avait été en couple, cette soirée avait été plus source de problèmes pour lui, que de bons souvenirs. Ses petites-amies le découvraient généralement comme le copain bien nul qui ne s’rappelait pas de la date, ne s’excusait pas pour les occasions manquées, et levait les yeux au ciel quand on le lui avait reproché. C’n’était qu’une stupide date, hein ? Sa réplique favorite. Jeune adulte, il avait de toute manière trop été accaparé par sa propre vie, ses propres rêves devenant réalité, pour penser à la soirée mielleuse et commerciale par excellence que pouvait être la St Valentin. C’était à peine s’il avait remarqué les décorations dans les vitrines, les panneaux publicitaires ou l’accroissement discret des sorties de films d’amour, à cette époque. Et maintenant, d’toute façon, il était célibataire. Avec un enfant à charge. Le môme, le prétexte parfait pour ne pas essayer d’entretenir la moindre histoire, la moindre flammèche d’espoir vis-à-vis de tout ça. Y’en avait même que ça faisait fuir, hein.

Il aurait préféré ne pas avoir à appeler Evelyn, alors. C’n’était, pour cette fois, pas quelque-chose contre elle, pas le résultat de la rancœur tenace dont il ressentait encore les résidus, lui coller à la peau, malgré les efforts qu’elle faisait, et le chemin qu’ils parcouraient, tous les deux, dans il ne savait quelle direction. Mais coller sa fille à quelqu’un d’autre comme ça, sur l’instant sans prévenir, c’n’était pas son truc. C’n’était absolument pas comme ça qu’il voulait que Meika vive, ou que son entourage doive vivre aussi ; s’occuper de sa fille, c’était son devoir à lui, sa responsabilité à lui. Que Meika ait au moins un père qui lui garantisse de toujours être là pour elle. Ce soir, il avait fait tous les mauvais choix possibles et imaginables ; c’était la seule assurance qu’il avait, en franchissant la porte de son appartement. Certes, Evie semblait s’en être bien sortie, elle n’avait pas l’air particulièrement lessivée, comme si une tornade lui était passée autour pour toute la soirée – m’enfin, techniquement, il avait engagé quelqu’un pour garder Meika ce soir, comme tout parent responsable le ferait. Soi-disant une fille sérieuse et travailleuse, d’après tout l’immeuble : quelle belle erreur, hein ? Il soupira, alors, rassuré et épuisé tout à la fois, aux réponses de la blonde. « Ouais, j’ai commis l’erreur classique d’lui dire que je rentrerai pas trop tard. » et s’il ricana, ce fut surtout par auto-critique, parce qu’il aurait dû mieux savoir, et parce qu’il n’y avait sans doute pas de meilleure phrase à dire à un enfant pour qu’il passe la soirée à attendre. Ou à essayer de gagner du temps. Meika avait dû être déçue, mine de rien, et le pire c’était qu’à son âge, il n’pouvait pas vraiment lui faire comprendre qu’il l’était, lui aussi. Sa soirée idéale, il l’aurait passée avec sa fille – parce que c’était sa fille, pour commencer, et aussi parce que même si Meika avait son caractère, elle aurait été bien plus calme que ce qu’il avait enduré ce soir. Alors il ne put que hausser les épaules, à la question d’Evie, pinçant les lèvres pour n’pas se mettre à râler d’un coup sur tout ce qui avait pu mal se passer ce soir. « On va dire que j’ai passé des meilleures soirées. » incontestablement. « J’aurais voulu rentrer plus tôt, vraiment. » une confession qu’il ne pourrait pas faire à Meika, hein, elle était encore toute petite et ce qui avait importé pour elle, c’était qu’il n’avait pas été là, alors qu’il avait dit qu’il le serait. Mais bien sûr, il devait aussi se racheter vis-à-vis de la Blake ; à la voir habillée comme elle était, elle n’avait certainement pas prévu de passer la soirée à faire du baby-sitting. Sans compter qu’il était maintenant deux heures du matin passé, y’avait pas de métro qui passerait la prendre, et il n’avait absolument pas pensé à savoir si oui ou non elle avait une voiture. « Et toi ? On dirait que-… t’avais des plans, ce soir. » normal, non ? C’était la St Valentin, hein ? Il n’savait pas vraiment pourquoi l’idée qu’Evelyn ait pu passer la St Valentin à vouloir concrétiser avec quelqu’un ou à se construire une vie de couple ici, à New York, ça le rendait-… amer. Peut-être parce que lui il échouait plus qu’autre chose dans tout ça, que ça n’avait jamais marché pour lui, d’cette façon-là, quelles qu’aient pu être les apparences, à une époque. Et puis, n’était-il pas censé se sentir coupable, d’avoir foutu sa soirée en l’air ? Il pouvait bien le ressortir, c’qu’elle avait dit, comme quoi il l’avait faite accourir à son secours, comme ça, de nulle part. « Merci… du coup. D’avoir pu t’libérer, j’avais un peu désespéré d'trouver quelqu’un. » et fallait croire que pauvre Evelyn, elle avait été la seule qui avait eu l’instinct de décrocher, quand les autres – même ses baby-sitters habituelles – avaient mieux su que ça. Et maintenant, il se retrouvait surtout à n’pas savoir quoi faire d’autre que la remercier, comme il le pouvait, parce qu’il n’avait pas grand-chose de mieux à offrir, pour compenser ce qu’elle avait pu faire pour lui.

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MessageSujet: Re: (evie), like a clear night sky graced by a shooting bright star Lun 5 Mar - 18:31


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Evelyn s’était vite rendu compte que sa soirée serait loin d’être parfaite. Elle avait eu bien du mal à accrocher avec les gens de cette soirée et pour cause, le premier qui était venu vers elle avait eu l’air d’être le type le plus bizarre de la planète. C’était à se demander si elle n’était pas victime d’un genre de malédiction qui faisait qu’elle ne tombait que sur des mecs bizarres. C’était peut-être une punition pour avoir quitté le pays sans donner de nouvelle à Jonah, tout ça parce qu’elle avait voulu se défaire des sentiments qu’elle avait eu pour lui et qu’elle avait cru complètements vains. Est-ce qu’elle s’en était vraiment défaite de ses sentiments ? Elle en avait été certaine, quand elle avait été fiancée avec Mike, avec cette impression d’avoir enfin tous ses rêves à portée de main. Maintenant qu’elle était de retour à New-York, que Jonah faisait de nouveau partie de sa vie, elle avait l’impression que les sentiments étaient de nouveau présents au fond de son cœur, mais qu’elle n’avait pas le droit de les accepter. Elle avait trahi Jonah, elle était partie en le laissant derrière lui et même s’ils étaient en train de reconstruire quelque chose, cette amitié à laquelle elle avait choisi de mettre un terme quelques années plus tôt, elle ne pouvait pas se permettre d’en demander plus. Elle n’aurait jamais dû le faire, elle savait bien qu’elle aurait dû se contenter de ce qu’ils avaient. Elle ne ferait pas la même erreur deux fois. Cependant, peut-être qu’instinctivement, dans un coin de sa tête, elle comparait toutes les personnes qu’elle rencontrait à Jonah et que personne ne semblait lui arriver à la cheville. Elle ne pouvait pas se contenter de penser des choses pareilles, alors elle essayait, envers et malgré tout de rencontrer du monde, avec l’espoir de pouvoir construire quelque chose avec quelqu’un, tout en étant encore amie avec Jonah.

Ce n’était pourtant pas un jugement hâtif, ni une comparaison avec Jonah qui faisait du type qu’elle avait eu en face d’elle ce soir, un type vraiment louche, dont elle avait été bien contente de se débarrasser. Dans ces moments là, elle ce disait que c’était peine perdue, que ce n’était pas comme ça qu’elle allait rencontrer l’amour. Peut-être qu’il viendrait la surprendre au moment où elle s’y attendait le moins. Peut-être qu’elle devrait juste oublier ça et se concentrer sur ce job qu’elle avait perdu et qu’elle voulait absolument retrouver. Elle vivait plutôt bien avec ses histoires courtes, sans engagement, sans complications, mais avec au moins la promesse de passer un bon moment. Tant pis, pour ce soir, elle s’en passerait, de toute façon, même pour le sexe, il était hors de question de rentrer avec ce type. Aider Jonah, c’était forcément beaucoup plus intéressant et comme ça, elle avait pu faire connaissance avec Meika qui était indéniablement une gamine extraordinaire. Elle pensait sincèrement avoir passé une meilleure soirée à jouer et à s’occuper de la petite fille qu’à essayer de trouver quelqu’un avec qui passer la soirée, comme pourrait le faire une pauvre fille désespérée. « Je suis certaine qu’elle te pardonnera. » Elle était vraiment trop adorable pour en vouloir à son père, Evie en était persuadée, même si elle n’avait passé qu’une soirée avec elle et puis, il avait devant lui l’experte des parents absents, alors elle savait de quoi elle parlait. Ses parents n’avaient même pas eu de bonne raison, pour la laisser toute seule. « J’peux comprendre, désolée que ça ait été une soirée pénible. » Elle lui adressa un léger sourire, c’était normal de compatir comme ça avec son ami quand il passait de mauvaises soirées non ? Ils l’avaient toujours fait tous les deux, combien de fois est-ce qu’elle s’était plaint à lui après avoir enchainé les heures à l’hôpital au point d’être complètement sur les rotules ? Elle s’y connaissait aussi en soirées trop longues et trop épuisantes dans le fond. « J’ai essayé de sortir un peu le nez de chez moi, mais c’était raté d’avance, je crois que ton appel m’a sauvé la vie. » Au moins, ça lui avait permis d’échapper à ce type et puis au passage d’échapper ç toute cette soirée qui lui donnait l’impression d’être une pauvre fille pathétique, désespérée et tout ce qui pouvait aller avec. « Ya pas de quoi, ça m’a fait plaisir. » Ouais, dans le fond, elle avait passé une bonne soirée avec Meika, la petite fille était moins déprimante que les types de cette soirée et franchement, elle s’était sentie plus à l’aise ici avec elle qu’à cette soirée débile, elle avait aussi moins l’impression d’avoir perdu son temps et d’avoir l’air pitoyable, alors dans le fond, tout le monde était gagnant dans cette histoire.


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MessageSujet: Re: (evie), like a clear night sky graced by a shooting bright star Lun 19 Mar - 21:49



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On en entendait souvent, des parents qui parlaient des difficultés qu’ils pouvaient avoir, à jongler dans leur vie, entre leurs différentes responsabilités. Pour Jonah, ses priorités avaient toujours été claires- il avait eu le sport pour seul monde, la vraie vision du futur qu’il avait dans le crâne depuis l’instant où c’était devenu plutôt concret pour lui. Il avait adapté les autres aspects de son quotidien à cette ambition-là: c’était ainsi que le jeune homme s’était contenté de vivre d’histoires éphémères sans intérêt et sans lendemain- pourquoi se chercher une petite-amie qui n’aimerait pas ce qu’il faisait, le temps que le hockey pouvait lui bouffer, une femme qui lui demanderait plus d’attention qu’il n’pouvait en délivrer, hein? C’était pour ça que Valentina avait été la rencontre idéale qu’il avait pu faire, à une époque: une nana libre comme l’air, comme lui, qui avait trop d’ambitions personnelles pour penser au couple comme une fin en soit. Une jeune femme qui avait aimé avoir son indépendance, vaquer à ses occupations, au point que parfois, elle avait été celle qui était sortie de sa vie pendant des mois et des mois. Est-ce qu’Evelyn avait été comme ça, d’une quelconque façon? Force était d’admettre que Jonah, lui, il avait toujours vu sa meilleure amie comme plus pragmatique que lui - une dose de réalisme dans ce monde de fantaisie dans lequel il évoluait, tant et si bien qu’il avait toujours espéré n’jamais prendre la grosse tête, histoire de ne pas perdre son lien avec la Blake. Et ce qu’il en dirait, lui, c’était que elle, elle avait toujours exprimé des rêves dans lesquels il n’s’était pas vu avoir une place- pas la place qu’elle avait semblé vouloir qu’il ait, quand ils avaient été plus jeunes. N’était-ce pas ça le noeud du problème? Insidieusement, le Reeve y réfléchissait fréquemment depuis que lors de ses retrouvailles avec la jeune femme, ils avaient commencé à adresser toute leur histoire, et les raisons du départ de la blonde. Elle avait eu des sentiments pour lui, c’était c’qu’elle disait; mais à vrai dire, tout ce qu’elle avait eu avec Mike, lui, il n’l’avait jamais eu avec personne- pas même avec Valentina. Ça n’avait jamais été ça, d’son côté à lui, l’amour: l’engagement, les promesses d’avenir, les projets, la volonté d’fonder une famille. Jamais il n’avait eu envie d’ressembler à ses parents, d’essayer de coupler ses envies personnelles avec celles d’une personne avec qui il n’aurait pas grand-chose en commun, au final. Et même s’il avait eu l’allure d’un tombeur, d’un charmeur qui s’amusait pas mal, il n’avait certainement jamais eu en tête de mentir à une fille pour l’avoir dans son lit. Les temps avaient bien changé, hein? Le voilà, le soir de la St Valentin, à accourir chez lui pour s’occuper de sa fille- elle était sa priorité, celle qui gravitait dans ses pensées dans le présent et pour l’avenir. Il n’avait pas l’choix, après tout, hein; il avait dit à Tina qu’il serait là, coûte que coûte, et lui, il comptait bien tenir sa promesse. D’plus en plus, il se disait que sa fille avait besoin d’une mère, d’un substitut de mère puisque la sienne avait déserté son rôle- qu’il faudrait peut-être, qu’il cherche quelque-part, quelqu’un avec qui stabiliser sa vie pour de bon. Mais il en était encore à s’demander si c’était vraiment dans sa nature, ça.

Et puis il y avait des soirées comme celles-ci qui lui faisaient comprendre qu’il avait déjà assez à faire comme ça, sans chercher l’amour avec plein d’attente et la bouche en coeur. Comment l’oublier? A chaque fois qu’il faisait un tant soit peu confiance à quelqu’un, la déception arrivait bien assez vite derrière - et dire que cette fois-ci, ç’avait été une sale gamine à qui il avait promis rémunération, qui s’était soudainement dit qu’elle avait mieux à faire que garder sa fille. Tout ça pour quoi? Il avait été adolescent, alors bien sûr qu’il pouvait deviner pourquoi, c’n’était pas pour autant qu’il allait s’retenir la prochaine fois qu’une de ses voisines lui proposerait sa gamine pour garder sa fille. Heureusement qu'il y avait eu Evie, qu’il dirait bien, si seulement la culpabilité n’l’avait pas si vite rattrapé, quand il s’rappelait des vérités qui avaient pu sortir de la bouche de la jeune femme, quand ils s’étaient confrontés après son retour. N’avait-elle pas estimé, à l’époque de son départ, qu’elle en faisait trop pour lui? Et pourtant, il était encore là à lui demander, si vite après son retour à New York. Et elle avait accepté. Jonah n’avait jamais arrêté de s’dire qu’il ‘aurait voulu qu’Evie soit là’ dans les hauts ou les bas de sa vie. Il n’avait jamais cru qu’avoir besoin d'elle soit une si mauvaise chose, d’ailleurs. Peut-être était-ce une divergence de point de vue qui était encore bien tenace, mais qu’encore cette fois, sa vis à vis ne disait rien, par politesse, par retenue, ou parce qu’elle en était encore à ‘faire ce qu’il fallait’ pour regagner sa confiance. Était-ce pour ça qu’elle avait accepté de garder Meika? La question lui vint en pleine tronche, quand la blonde, elle, confessa que ‘ça lui avait fait plaisir’: il resta là, à l’observer, peut-être d’un air suspicieux, peut-être de telle façon à n’pas laisser transpirer de par son visage, toutes les pensées qu’il pouvait avoir dans le crâne. « Qu’est-c’qu’y a bien pu arriver pour que l’idée d’faire du baby sitting le quatorze février soit c’qui t’a sauvé la vie? » et même s’il eut un ricanement, y’avait un brin de sérieux dans sa voix; est-c’qu’elle disait ça pour lui faire plaisir, pour le déculpabiliser? Il n’avait certainement pas prévu de lui foutre toute sa soirée en l’air - et pourtant, c’était bel et bien ce qui était arrivé. « Okay bah-... d’toute manière ehm. J’peux-... te payer. J’veux dire, j’ai pas l’intention d’payer la voisine, alors autant que ça aille à quelqu’un qui a vraiment aidé. » ça aussi, c’était un facteur qu’on prenait rarement en considération quand on s’imaginait avoir des enfants; toutes les dépenses qui allaient avec- certes, on s’mettait à chercher des jolis vêtements et des meubles mignons pour la chambre. Mais il y avait le reste, la bouffe, la crèche, les heures de gardiennage dès qu’on voulait souffler un tant soit peu. Toutes les soirées quelles qu’elles soient, se transformaient en chronomètre où l’argent défilait. « Tu as-... mangé, au moins? T’as trouvé ce dont t’avais besoin? » parce que lui, en réalité, il n’pouvait que penser à son ventre qui criait famine, et à l’énergie qu’il avait dépensée pendant cette soirée, sans vraiment avoir le temps de recharger ses batteries. Maintenant, il avait mal au crâne et les douleurs dans son genou qui se réveillaient - mais au moins, il était chez lui, au calme.

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MessageSujet: Re: (evie), like a clear night sky graced by a shooting bright star Ven 23 Mar - 13:03


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Qu’est-ce que c’était la saint-valentin dans le fond ? Y avait une époque où Evelyn, aurait certainement répondu que c’était une fête sympa qui donnait l’occasion de passer un bon moment avec les personnes qu’on aimait le plus au monde. Aujourd’hui, elle était un peu plus partager sur la question, comme si la fête des amoureux avait perdu de sa valeur à ses yeux, parce que rien ne s’était passé dans sa vie comme elle l’aurait voulu. Elle avait essayé pourtant, elle avait voulu réaliser ses rêves, rencontrer l’amour, être heureuse, avoir un beau mariage et des enfants et finalement, son histoire avec Mike ne l’avait pas menée là où elle l’aurait voulu. Peut-être que cette histoire n’avait été qu’un tissu de mensonge dans le fond. Il l’avait trompé avec sa sœur, le jour du mariage, mais elle ne savait pas si ça avait été une histoire unique ou quelque chose qui était déjà arrivé dans sa vie. Peut-être qu’il l’avait trompée bien avait, avec tout un tas de nanas dont elle n’avait même pas envie de connaitre l’identité. Elle aussi elle avait menti à sa façon dans cette histoire, parce que Mike n’avait toujours été qu’un second choix, pas le type qu’elle aimait vraiment, mais celui avec qui elle avait voulu oublié cet amour qui lui faisait trop mal, tant il lui avait semblé aller en sens unique. Elle avait tout organisé dans son histoire avec Mike de façon à ce que ça colle parfaitement avec ses rêves, si bien qu’elle avait fini par se noyer dans l’illusion que tout dans cette histoire était absolument parfait. C’était à se demander alors si elle en voulait à Mike pour lui avoir brisé le cœur ou pour avoir brisé ses rêves. Y avait un peu des deux sans doute, si seuls ses rêves et l’illusion qui allait avec avaient comptés, elle l’aurait épousé Mike, adultère ou pas. Heureusement, elle n’était pas tombée si bas.

Elle l’avait quitté, elle avait vaqué à ses occupations en jurant que maintenant, l’amour et tout ce qui allait avec, elle n’en voulait plus. Elle avait fait des petites rencontres, elle avait connu de brèves histoires, jamais rien de sérieux alors qu’elle repartait toujours bien vite, ne restant jamais bien longtemps au même endroit. Maintenant pourtant, elle était à New-York et continuer comme ça, ça lui convenait bien. Le sexe sans l’amour, sans les rêves, sans les risques, c’était tellement plus simple. Mais est-ce que c’était vraiment ce qu’elle voulait pour sa vie, pour son futur ? Elle se posait la question peut-être plus souvent qu’elle le voudrait et c’était en partie ce qui l’avait poussée à se rendre à cette soirée ce soir. Cependant, malgré les efforts qu’elle pouvait faire de temps en temps pour essayer de faire mieux que ce qu’elle avait pris l’habitude de faire, elle avait l’impression de ne pas y arriver. Ses rencards ne menaient à rien et finalement, elle préférait encore se contenter des histoires d’un soir. Est-ce que c’était encore la présence de Jonah qui le retenait ? Peut-être bien, surement même, sinon elle n’aurait peut-être pas tout laissé tomber ce soir pour venir à son secours, encore moins en comprenant qu’elle avait été son dernier choix en non la première personne à qui il avait pensé. Tout ce qu’elle s’était dit quand elle l’avait eu au téléphone c’était que l’aider, ça serait mieux que tout ce qu’on pouvait lui promettre dans cette soirée bidon, faire quelque chose pour lui en particulier, c’était mieux que ses rêves à elle qui de toute façon n’avaient plus grande allure aujourd’hui. Elle ne regrettait certainement pas son choix, finalement, elle se disait qu’elle avait passé une meilleure soirée ici que là-bas. « Je soupçonne vraiment le gars qui est venu me parler d’être un psychopathe. » Il avait eu l’air bizarre en tout cas ce type et franchement elle avait été soulagée que son téléphone sonne pour qu’elle ait une bonne raison de lui fausser compagnie. Elle s’était dit que même si ça avait été sa messagerie vocale, elle aurait prétendu avoir une discussion importante la poussant à devoir quitter cette soirée. Elle arqua un sourcil alors qu’il proposait de la payer, peut-être bien que ça se voyait qu’elle avait des problèmes d’argent, pour qu’il en vienne à faire une telle proposition, mais quand même, elle n’avait pas besoin qu’on la paye pour ça. « Nan, nan, c’est bon, t’en fais pas pour ça. » Elle avait dû lui dire qu’elle s’était faite virer de son bel appartement à Brooklyn parce qu’elle n’avait plus les moyens, qu’elle galérait avec son job mais qu’elle le faisait parce qu’elle avait besoin de fric, mais elle n’avait pas l’intention de se faire payer pour avoir dépanné un ami. » J’vais t’avouer qu’à la base j’ai choisi cette soirée parce que le buffet était gratuit. » Et ouais, ça faisait d’elle la fille la plus pitoyable du monde, là ce n’était même pas une question d’argent, juste qu’il avait bien fallu qu’elle trouve des arguments pour se motiver à bouger de chez elle. « Mais comme je suis pas restée très longtemps, j’ai bien un peu creux. » Elle n’avait pas osé fouiller dans les placards, à part pour donner à Meika son repas avec les indications que Jonah lui avait données. Elle n’était pas chez elle et à une époque, elle aurait sans doute pu faire comme si c’était le cas, mais maintenant, avec ce qui avait pu se passer entre eux deux, elle n’avait pas voulu s’imposer chez lui, elle s’était contentée de s’occuper de Meika et une fois la petite couchée, elle s’était quand même permise d’allumer la télé histoire de s’occuper, mais elle ne s’était pas imposée davantage chez le jeune homme, elle n’était qu’une invitée, après tout.


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MessageSujet: Re: (evie), like a clear night sky graced by a shooting bright star Mer 4 Avr - 17:29



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Avec du recul, il pouvait bien l’admettre ça, Jonah, si ça pouvait un tant soit peu excuser Valentina – ou même Evelyn : il n’avait jamais été particulièrement du genre mielleux, attentif, présent et romantique, à se plier en quatre pour ses amourettes ou à marquer sur son calendrier les dates importantes, pour n’surtout pas les oublier. C’était sans doute arrivé, oui, qu’il ait oublié un anniversaire de Tina – chose dont elle ne lui avait pas tenu rigueur de toute façon, pour être elle-même assez occupée pour avoir oublié le sien également, à d’autres moments. Et puis, peut-être bien que si cette situation lui avait vraiment déplu, à la brune, ils auraient pu en parler, si elle en avait eu l’désir ou si elle en avait fait l’effort : difficile d’promettre qu’il aurait pu changer et faire des efforts, mais s’ils avaient été conscients d’être trop différents, peut-être que Meika n’aurait jamais vu le jour. Peut-être qu’Evelyn n’serait jamais partie également, puisqu’il semblait bien qu’elle avait, elle, d’son côté, tout pris comme un prétexte pour la motiver à fuir le plus loin possible de New York ; là-bas, à l’autre bout du monde. A croire que s’il devait s’retrouver confronté à son ex un jour, elle aussi, elle allait lui faire des reproches ou lui donner des prétextes qu’il n’aurait jamais pu imaginer, pour justifier son départ si soudain, et la brusque distance qu’elle avait creusée entre eux. Ouais, c’était difficile de passer outre, mine de rien ; Jonah n’savait pas si Evie et lui arrivaient vraiment à reconstruire quelque-chose d’un tant soit peu similaire à l’amitié qu’ils avaient eue, à une époque. Avec tout c’qu’il avait dans le crâne et les mots qu’ils n’s’étaient pas dits, comment c’était possible ? Peut-être, du coup, que c’était bien hypocrite d’sa part d’avoir demandé son aide à elle, pour ce soir tout particulièrement : ça n’avait pas été faute d’avoir appelé la plupart d’son répertoire avant de se résoudre à contacter la Blake, hein. Mais quand il l’avait vue arrivée, toute apprêtée au bar, il n’avait pu s’empêcher d’éprouver un certain remord à avoir décroché son téléphone, par désespoir, pour lui demander quoique ce soit. Comment est-c’qu’ils étaient censés s’en sortir dans leur relation actuelle, en de telles circonstances ? Ils s’étaient vus à son anniversaire à lui, ils s’étaient revus à son anniversaire à elle – et le karma voulait qu’d’une certaine manière, ils s’retrouvent face à face, dans cet appartement, rien que tous les deux, le soir du quatorze février. Et au fond, vraiment, Jon s’escrimait à n’pas s’demander ce que la blonde en face de lui pouvait lire dans tout ça, c’qu’elle pouvait vraiment vouloir de ces moments partagés ensemble : après tout, pendant des années il avait été persuadé qu’ils n’avaient été que des amis, mais elle, elle avait eu d’autres envies, d’autres espoirs. Des choses dont elle n’lui avait jamais soufflé le moindre mot, mais qu’il avait été supposé deviner, quitte à jouer les Don Juan et à lui courir après à l’aéroport pour la retenir d’embarquer à Paris avec un autre homme. Quelles impressions contradictoires, que d’osciller d’un extrême à l’autre, entre la culpabilité et le reproche, l’incompréhension et l’envie d’accepter que les choses s’étaient passées comme elles s’étaient passées. Maintenant, normalement, ils n’avaient plus qu’à tourner la page et avancer, hein ?

Le Reeve s’retrouva alors là, à n’pas savoir s’il devait la croire, Evelyn, quand elle parlait de sa mauvaise soirée et d’au combien faire du baby-sitting ce soir lui avait sauvé la vie. Lui qui n’aimait pas particulièrement la St Valentin et trouvait même ça stupide, il s’sentait drôlement coupable d’avoir privé son amie de la sienne. Quoique, hein, il aurait tout eu du connard s’il avait dû rentrer en haussant les épaules avec nonchalance, lui disant que c’n’était pas grave, que le quatorze février reviendrait l’an prochain à nouveau, et l’an d’après encore et toujours, jusqu’à ce qu’elle soit trop vieille, ou trop cynique pour y croire. Lui, il était probablement entre ces deux émotions : Meika lui prenait tout son temps – l’genre de soirée épuisante qu’Evie venait de vivre, mais sept jours par semaine, trente à trente-et-un jours par mois, trois-cent-soixante-cinq jours par an. Qui avait l’temps pour quoique ce soit, dans ces circonstances-là ? Sans compter qu’il n’avait jamais fait, vraiment, dans la recherche du grand amour, le vrai, le durable et celui dans l’quel il devrait déverser tous ces efforts et toutes cette volonté qui n’avaient jamais existé en lui par le passé. Forcément qu’il aurait été une déception pour Evelyn si elle avait dû lui avouer quoique ce soit – et maintenant qu’ils étaient adultes, tous les deux, il n’pouvait s’empêcher d’y songer, à cause de c’qu’elle avait dit. Et là encore, il n’aurait pas grand-chose du Prince Charmant, pas grand-chose d’la personne qu’Evie pouvait vraiment vouloir au quotidien : en toute honnêteté, est-c’qu’il avait plus du gars qui faisait des vœux pour toujours à sa dulcinée, ou de celui qui se tapait une autre nana dans le dos de sa future épouse, le jour même du mariage ? C’était pas pour rien qu’il n’était pas marié, pas pour rien qu’il n’en avait jamais manifesté l’envie, même quand Valentina était tombée enceinte et que, d’après sa matriarche, ç’aurait été l’étape indispensable pour former une vraie famille avec ce bébé. Génial, comme ça, en plus de devoir gérer leur gamine tout seul, il devrait essayer d’divorcer tout seul : l’air de rien, il avait pris quelques bonnes décisions dans sa vie, non ? « Qui sait, si ça s’trouve quelqu’un aurait volé à ton secours, et ç’aurait été la rencontre inattendue. » ouais, techniquement, il n’estimait pas avoir volé au secours de la blonde – elle avait passé sa soirée en tête à tête avec une gamine de deux ans, pas de quoi commencer une grande histoire. Et maintenant qu’il était là, il s’disait qu’il n’avait pas grand-chose à lui offrir ou à lui promettre pour compenser le temps qu’elle avait perdu ou les opportunités qui s’étaient envolées, de juste sous son nez. Plus désarmé qu’autre chose, il soupira, haussa les épaules quand elle refusa son argent- tout travail méritait salaire, mine de rien, et à part avec sa famille, Jonah avait vraiment appris à toujours n’pas avoir de dettes envers qui que ce soit. C’n’était que du baby-sitting et que pour une soirée, ouais- m’enfin, si ça pouvait compenser, et aider, c’n’était pas rien. « Okay… comme tu veux. » une acceptation qui se mua en sourire quand elle admit au moins avoir faim – il devait avoir de quoi préparer un repas assez décent pour ce soir. « J’suppose que si j’peux te remercier en t’offrant un dîner, j’peux garder mon argent. » il l’avait déjà fait avec certaines autres baby-sitters qui avaient gardé Meika jusqu’à une certaine heure – alors hein, c’n’était pas si bizarre et exceptionnel, n’est-ce pas ? Sans compter que quelques années plus tôt, quand ils avaient été amis sans l’ombre d’un doute et sans un nuage à l’horizon, manger ensemble, ça n’avait pas été si compliqué que ça pour eux.

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MessageSujet: Re: (evie), like a clear night sky graced by a shooting bright star Jeu 5 Avr - 18:57


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Elle ne savait plus trop ce qu’elle attendait de la vie Evelyn, au moins d’un point de vue sentimental, elle avait voulu trop de choses à une époque, elle avait eu tous ses beaux projets inscrits bien précisément dans un coin de sa tête. Elle n’avait rien eu de tout ce qu’elle avait voulu, tout était tombé à l’eau pour une raison ou pour une autre, alors aujourd’hui, elle préférait ne pas se faire de faux espoir aujourd’hui. Elle essayait, après tout, elle s’était inscrite sur un site de rencontre, c’était bien la preuve qu’elle essayait de se bouger, mais elle ne savait même plus ce qu’elle attendait des rendez-vous qu’elle pouvait accepter, de temps en temps. Souvent, elle se disait qu’elle préférait les histoires courtes, celles qui ne lui demandaient pas d’efforts et dans lesquels elle n’avait pas besoin de s’engager et de prendre des risques. Elle avait déjà été assez déçue comme ça ces dernières années. Si elle devait se concentrer sur un aspect de sa vie à vraiment reconstruire de toute façon, ce serait ses études. C’était pour ça qu’elle travaillait comme une acharnée dans un job qu’elle n’aimait pas particulièrement, parce qu’elle voulait mettre de l’argent de côté pour pouvoir reprendre ses études. Sa carrière était plus importante que le reste et malheureusement, elle n’en avait pas eu assez conscience ces derniers temps, sans quoi, elle n’aurait jamais tout plaqué pour partir en France avec Mike. Elle savait bien à présent que ça avait été une erreur et évidemment elle le regrettait amèrement à présent. Pour son histoire avec Jonah tout autant que pour sa carrière qui avait été réduite à néant par les choix débiles qu’elle avait pu faire, alors, ce n’était pas avec une très grande motivation qu’elle était allée à cette soirée, quelques heures plus tôt. Saint valentin ou pas, elle ne s’était pas imaginée rencontrer le grand amour là-bas.

Elle y avait cru pourtant au grand amour, pendant des années et des années, c’était ce qu’elle avait cherché, parce qu’elle avait voulu un beau mariage, des enfants et tout ce qui pouvait aller avec. Maintenant qu’elle avait tout perdu, alors qu’elle avait fini par vraiment y croire, avec Mike, elle préférait ne plus trop perdre de temps avec ça. Elle avait trente ans, alors sans doute que ça commençait à faire un peu tard, mais l’âge de la première maternité commençait à reculer pour les femmes, parce qu’entre les études et de le travail, il fallait bien remettre tout ça à plus tard. Certaines femmes faisaient même congeler leurs ovules pour s’assurer de pouvoir encore faire des enfants plus tard. Peut-être qu’elle devrait faire ça alors Evelyn, pour s’assurer un avenir de ce côté-là. Cela dit, ça devait couter une fortune qu’elle n’avait pas, bien évidemment. Tant pis, elle ferait avec ses ovules, même s’ils devaient commençaient à flétrir un peu, de toute façon, même sans les congeler, ils avaient encore de beaux jours devant eux, ses ovules. Il le fallait bien, parce qu’elle doutait que même sans l’appel de Jonah, cette soirée aurait été celle au cours de laquelle elle aurait rencontré l’homme idéal. Y avait une partie d’elle qui se disait encore qu’elle n’avait pas besoin ou envie d’une rencontre qui pourrait changer sa vie, elle avait Jonah, elle voulait Jonah et son cœur avaient déjà repris leurs caprices, alors même qu’elle s’efforçait d’essayer de reconstruire son amitié avec le jeune homme. Son cœur, c’était un vrai nul qu’elle avait parfois envie d’arracher de sa poitrine pour avoir la paix. « Mouais, franchement, j’commence à perdre espoir de ce côté-là. » Elle lâcha un soupire avant de lever les yeux au ciel, désespérée par les rencontres qu’elle faisait ces derniers temps. Elle avait l’impression d’avoir vraiment la poisse de ce côté-là et elle avait encore la force de se dire que ce n’était pas grave, qu’y avait plus important dans la vie. Peut-être bien que cet optimisme ne tiendrait pas éternellement, mais tant qu’il était là ça rendait quand même sa vie un peu moins déprimante. Elle n’était pas non plus assez désespérée dans sa vie, avec ses études et son job pour se faire payer par Jonah pour une soirée de baby-sitting, il pouvait garder son argent pour des choses plus importantes, pour la prochaine baby-sitter, par exemple. « C’est à ça que servent les amis. » Qu’elle répondit bien vite, comme par réflexe, parce qu’elle aurait répondu ça, sans hésitation, quelques années plus tôt. Est-ce que ça passait aujourd’hui ? Ils étaient quand même amis non ? Elle avait envie d’y croire, la blonde. Si elle ne voulait pas se faire payer pour le service qu’elle lui avait rendu, pour le repas en revanche, elle n’allait pas dire non. « Ouais, je trouve ce plan intéressant. » Elle lui adressa un grand sourire avant de hausser les épaules. Elle ne pouvait pas refuser un bon repas, encore moins si elle pouvait le partager avec Jonah. C’était le genre de petits trucs anodins qui faisaient facilement écho à ce qu’ils avaient été dans le passé et elle trouvait ça plutôt agréable Evelyn, alors, même au-delà de son estomac qui commençait à crier famine, un repas avec Jonah, ça semblait être le promesse d’un moment, une bonne soirée, vraiment mieux que tout ce qu’elle aurait pu avoir si elle était restée à cette fichue soirée.



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