AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 (aodren), homesick

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
avatar

Admin + queen of hearts.
pseudo : MARY-W./marie.
arrivé(e) le : 19/06/2017
Messages : 9233
avatar : eliza taylor, la bella.
crédits : @alaska (avatar), tumblr (gifs) + uc (quote).
Points : 3434
âge du perso : vingt-sept ans.
MessageSujet: (aodren), homesick   Dim 1 Oct - 4:29

you give me a meaning, something i can breathe in
Ces trois derniers jours avaient été stressants – c’était rien de le dire. Tessa avait eu tout le loisir de découvrir au combien elle n’était plus habituée à vivre en solo : peut-être était-ce le prix à payer pour les mois, les années qui s’étaient écoulés sans que l’un ou l’autre ne décide de partir en vacances pour quelques temps dans son coin. Comme Aodren n’était jamais parti par lui-même, qu’il n’avait jamais pris d’appartement rien que pour lui, en trois ans, tous les deux, ils avaient vécus l’un par-dessus l’autre, sans relâche et presque en l’oubliant. Le vide rappelait tout, avec une évidence fracassante ; et la blonde en payait le prix depuis quelques temps. Regarder la télévision toute seule était chiant, promener le chien toute seule était chiant aussi. Se faire à manger rien que pour elle était une véritable torture et penser au jeune homme, coincé avec la bouffe de l’hôpital, n’avait pas aidé. Parce qu’elle n’avait pas eu en elle, une quelconque malice ou une rancœur brûlante à l’égard de son petit-ami, non – elle n’avait pas souri, penchée par-dessus son assiette en se disant qu’au moins, elle mangeait mieux que le brun qui lui, était coincé dans un lit miteux, si loin d’elle. Tessa s’était juste sentie désolée, à chaque occasion, à chaque petite chose, le moindre détail bouleversé par l’absence d’Aodren : ils en étaient là, déjà. Ce n’était même pas une question de couple, du fait que ça se passait si bien entre eux deux et que même trois mois plus tard, la blonde se sentait encore flotter sur un petit nuage de bonheur dès lors qu’elle était dans la même pièce que lui, et que plus rien n’importait. Non, là, ça concernait leur colocation : quelque-chose qui faisait partie de sa vie depuis bien plus longtemps que leur amourette – sa présence, le son de sa voix, le fait de ne pas se sentir toute seule, tout ça, ça jouait et tout ça, lui manquait atrocement. Pour une fois depuis bien longtemps, la Dyer s’était retrouvée à trainer des pieds quand il avait été question de partir du travail pour rentrer. Elle avait bien dû le faire, pour s’occuper de Leia qui, elle aussi, souffrait de l’absence de son maître. Et s’occuper des chats aussi ; eux au moins, ils avaient semblé imperturbables. Ceux-ci avaient bien grandi, et maintenant, ils gambadaient partout sans s’arrêter, tournant et tournant avec énergie à travers tout l’appartement. Et quand ils s’endormaient, même leurs petites bouilles sages ne parvenaient pas à complètement remonter le moral de Tessa. Ce qu’elle avait dit avait été vrai, pourtant ; il fallait au moins la présence des trois chats et de la chienne pour compenser l’absence d’Aodren dans le lit qu’ils avaient si aisément commencé à partager, après s’être mis en couple. Des fois, ils allaient dans son lit à elle, d’autres fois, dans le sien à lui, comme s’ils n’arrivaient pas à se décider, comme s’ils n’avaient pas besoin de se décider, non plus. N’était-ce pas comme ça que faisaient tous les amoureux ? Un coup à dormir chez l’un, un coup à dormir chez l’autre, ils n’avaient pas tout de suite besoin de faire des choix décisifs. C’était du moins ce qu’elle s’était dit, jusqu’à ce que la peur de sa vie – ce qu’elle appelait comme ça ces derniers temps, en tout cas – ne frappe.

Un jour, comme ça sans crier gare, Aodren était rentré en se plaignant de maux de ventre, de crampes, d’elle ne savait quoi. Elle s’était occupée de tout ce soir-là, elle avait fait à manger, quelque-chose de léger, de simple, elle avait amené l’assiette jusqu’à lui sur le canapé, elle avait fait attention à ce qu’il reste bien sous les couvertures. Elle s’était même blottie contre lui, sans s’inquiéter qu’il soit possédé par un vilain microbe qu’il lui refilerait : n’avaient-ils pas parlé de tomber malade à deux, pour au moins pouvoir grappiller quelques jours de congés, ensemble ? Elle, elle avait surtout imaginé un genre de subterfuge pour se faire passer malades, mais s’il fallait qu’ils choppent vraiment la gastro, elle avait été prête à le faire. Sauf que l’Adkins, il ne s’était pas retrouvé qu’avec une gastro ; les douleurs avaient continué, elles s’étaient intensifiées, et finalement le fin mot de l’histoire avait été – appendicite. Hôpital, opération, et tout ce qui allait avec. Et trois longs jours de convalescence ; elle n’savait même pas pourquoi est-c’que ça devait prendre aussi longtemps – Tessa en avait presque ragé, déçue et attristée la première fois qu’elle avait appris la nouvelle. Mais quelles que soient ses propres peines, elle avait toujours essayé de les faire passer au second plan, bien consciente que celui d’eux deux qui se retrouvait avec une cicatrice et qui était à l’hôpital, c’était Aodren. Et elle voulait être une petite-amie attentive et douce, vers laquelle il aurait absolument envie de rentrer une fois ces trois jours écoulés – elle était mieux qu’un hôpital, hein, quand même ?! Pour bien faire les choses, elle avait tout rangé, tout nettoyé, elle avait chassé les animaux de la chambre du jeune homme, elle avait changé les draps, passé l’aspirateur, tout – tout nettoyé, probablement comme elle n’avait jamais nettoyé depuis qu’elle avait cet appartement. Elle n’avait pas envie qu’il se choppe une septicémie, ou elle ne savait quel autre terme médical qui lui ferait tourner la tête : rien que pour parler d’une stupide appendicite, les médecins avaient réussi à utiliser un vocabulaire qui les avait complètement perdus, Aodren et elle. Et après le ménage, elle n’avait pas eu à se faire prier pour aller à l’hôpital directement, embarquant dans sa voiture pour aller chercher Aodren, et le ramener à la maison : à certains moments, elle avait hésité à faire les choses en grand – vraiment grand, en invitant tout plein de gens, Ansley, Myra, les autres sœurs Adkins, ses mères, le Président même, pour qu’il reconnaisse officiellement que Aodren Adkins allait mieux. Et puis elle avait laissé de côté cette possibilité, préférant l’intimité d’eux deux se retrouvant, après un temps infini passé loin l’un de l’autre – et une tonne de sms envoyés jusqu’à pas d’heure. Le pauvre, il n’s’était probablement pas autant reposé qu’il l’aurait dû, tout ça pour ne pas complètement l’abandonner, elle, le soir, quand elle n’arrivait pas à s’endormir dans son lit si seule. En un rien de temps, Tessa s’était habituée à dormir avec lui, si bien que le côté froid du matelas lui avait semblé être la pire chose qui soit. Tout allait rentrer dans l’ordre dès ce soir, c’était encore plus concret depuis qu’ils avaient signé les papiers de l’hôpital, qu’ils avaient embarqué dans la voiture, et roulé à travers les rues de plus en plus familières, vers la maison. Désormais, s’ils pouvaient éviter de refaire cette route dans le sens inverse à cause d’une autre catastrophe, ça l’arrangerait : un commentaire que la Dyer ne put s’empêcher d’avoir, avec un sourire soulagé, et un baiser en prime sur les lèvres d’Aodren. « Home sweet home ! » qu’elle déclara quand ils passèrent le seuil de la porte, Tessa, les bras chargés par le sac qu’elle avait ramené au jeune homme quand il avait été admis à l’hôpital : il avait insisté pour le porter lui-même, mais c’était pas comme si elle lui avait laissé le choix. Il allait devoir s’y faire, sa psychotique de petite-amie n’allait pas lui laisser le choix de grand-chose, pour les prochains temps – on sait jamais, pas qu’il ne se fasse un genre de crampe ou de tendinite dans ses nouveaux organes, bordel, elle n’était pas médecin, hein ! « Bon euh-… va t’asseoir. » oui elle en était vraiment là, à entrainer Aodren vers le canapé, tout en essayant de repousser Leia : la pauvre, elle avait sans doute rêvé de ces retrouvailles autant que Tessa elle-même. Et Aodren lui-même avait probablement beaucoup envie de retrouver sa chienne aussi – mais avait-elle déjà mentionné, Tessa, qu’il n’aurait pas le choix de grand-chose pour les temps à venir ? Bref. Une fois un Aodren conciliant assis sur le canapé, Tessa l’observa, avec un sourire, fait pour effacer son air grave – jamais personne dans sa famille n’avait été interné à l’hôpital pour quelque raison que ce soit, elle avait le droit d’être inquiète, alors. « Em-… tu veux de l’eau ? T’as faim ? T’as besoin de prendre des médicaments ? » et comme une mère attentionnée – comme sa mère attentionnée – l’aurait fait, Tessa se pencha vers le brun, pour venir passer le plat de sa main sur son front, camouflant ce geste réflexe en laissant glisser celle-ci le long de sa joue quand elle remarqua qu’il n’avait pas de fièvre. Evidemment qu’il n’avait pas de fièvre, hein, il n’était plus malade, n’est-ce pas ?

_________________


home isn't a place, but you're home
you know, one day you look at the person and you see something more than you did the night before. like a switch has been flicked somewhere. and the person who was just a friend is… suddenly the only person you can ever imagine yourself with.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Admin + queen of hearts.
pseudo : sweet poison (anaïs).
arrivé(e) le : 19/06/2017
Messages : 7899
avatar : bob morley.
crédits : sweet poison (avatar).
Points : 3371
âge du perso : trente-deux ans.
MessageSujet: Re: (aodren), homesick   Dim 1 Oct - 12:20


when you're far from me I still hold you closer.
tessa dyer & aodren adkins

Il se disait qu’il avait connu pire, Aodren, comme douleur dans sa vie que celle d’une appendicite qui arrivait sans crier gare. Il avait survécu à pire qu’une maladie courante comme ça. Il n’avait pas l’intention de comparer les peines qu’il avait pu connaitre au cours de sa vie, mais il s’était souvent répété, qu’une appendicite, ce n’était rien, juste un petit truc qui devait arriver à plein de monde, quand bien même il n’était pas allé vérifier s’il avait raison ou tort. Pourtant, il devait bien admettre que se réveiller un beau jour, avec des douleurs pareilles au ventre, ça l’avait calmé, quand bien même au début, il avait prétendu que ça irait, qu’il allait s’en remettre et pourtant le soir en rentrant après une journée de boulot qui lui avait semblé vraiment trop longue, ça avait été pire encore, il avait eu la fièvre et les nausées pour l’abattre complètement en plus de cette douleur qui n’en finissait pas. Peut-être que si Tessa n’avait pas été là, il serait resté à agoniser dans son coin, plutôt que d’aller à l’hôpital, persuadé que ça finirait par aller, quand bien même au bout d’un moment, il avait été incapable de se lever sans avoir l’impression d’être en train de crever. Au moins, à l’hôpital, même si on lui avait fait la promesse de quelques jours à passer enfermé là-dedans, quand on l’avait assommé à coup de morphine, il avait été vraiment soulagé d’être allé jusqu’à cet hôpital. Trois jours, à première vue, ce n’était pas énorme, c’était le temps de programmer l’opération, puis de vérifier que tout allait bien, avant de le renvoyer chez lui. Pourtant, ces trois derniers jours, il lui avait semblé, à Aodren, qu’ils avaient duré toute une éternité. Il avait eu son portable au moins, pour communiquer avec Tessa, donner des nouvelles à sa famille aussi, parce que, que ce soit la blonde ou le reste des Adkins-Hobbs, il avait bien eu l’impression qu’y avait une confusion entre appendicite et tumeur au cerveau dans leurs esprits. Il avait été bien content, d’avoir les sms de Tessa pour lui tenir compagnie, alors qu’il en avait eu marre, évidemment, d’être tout seul dans sa petite chambre. C’était un exploit alors, que l’infirmière n’est pas fini par lui arracher le portable des mains, la nuit, pour qu’il se repose au lieu d’écrire à sa petite-amie.

Au moins, c’était fini maintenant, il en avait trépigné d’impatience, dans sa chambre, en attendant que Tessa vienne le chercher. Il avait encore mal, évidemment. On venait de lui ouvrir le bide pour lui retirer un petit bout son intestin, alors même si l’inflammation en elle-même n’était plus qu’une vieille histoire, la douleur elle, bien que moins intense, elle était toujours là. Peu importait, l’idée d’enfin quitter cet hôpital semblait assez efficace pour tout effacer. Il avait été soulagé quand Tessa était arrivée, encore plus quand il avait eu fini de signer les nombreux papiers qu’on lui avait demandé, bien que la facture, elle, elle était un peu difficile à avaler. Heureusement que tout s’était bien passé et qu’on ne le gardait pas plus longtemps. Une fois dans la voiture avec Tessa, il avait aussi pu oublier, la somme qu’on lui demandait pour un simple petite opération ‘basique’ comme ils avaient dit les médecins. Arrivé à l’immeuble, il avait bien essayé de récupérer son sac, persuadé qu’il pouvait quand même porter ça, mais Tessa avait refusé et il ne se voyait pas insisté trop longtemps. Il lâcha un soupire de soulagement en entrant à l’intérieur de l’appartement. « J'aime vraiment cet appartement. » C’était peu dire hein, y avait toute sa vie maintenant dans cet appartement, sa petite-amie y compris, alors qu’à l’hôpital, y avait rien eu du tout, d’autant plus qu’ils avaient rapidement foutu Tessa dehors, parce que les heures de visites étaient terminées. Il n’insista pas non plus, alors qu’elle le traînait vers le canapé. Il ignora avec difficulté les aboiements aigus lancés par Leia qui les suivait de près malgré les efforts de Tessa pour la repousser. Il s’y laissa tomber sans broncher sur le canapé, prenant quand même le temps de se baisser pour attraper Leia et lui accorder quelques caresses, parce qu’elle aussi, elle lui avait manqué. Il la reposa quand même au sol, avant de lever les yeux vers Tessa, un sourire aux lèvres, alors qu’il attrapait ses mains. « Non, ça va tout va bien. » Il avait bien des médicaments à prendre, mais c’était pendant le repas, alors il n’allait pas se jeter dessus tout de suite. « Tout ce dont j’ai besoin, c’est de ma petite-amie qui m’a vraiment manquée. » Alors il l’attira vers lui, qu’elle le rejoigne sur le canapé, parce que c’était vrai, elle lui avait beaucoup manqué ces trois derniers jours et maintenant, ils pouvaient être ensemble, sans que personne ne finisse par virer Tessa, pour une histoire d’heures de visites, alors, il avait vraiment très envie d’en profiter.

_________________
in the dead of the night,
I'll make it up to you.
Took your heart, took your hand, Promise you all that I have Hoping that you understand I'm far from a perfect man. 'Cause honey it's been a hard year It seemed like we're going nowhere. In our darkest hour, in the dead of the night I'll make it up to you. Your hands in mine I'll make it up to you.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Admin + queen of hearts.
pseudo : MARY-W./marie.
arrivé(e) le : 19/06/2017
Messages : 9233
avatar : eliza taylor, la bella.
crédits : @alaska (avatar), tumblr (gifs) + uc (quote).
Points : 3434
âge du perso : vingt-sept ans.
MessageSujet: Re: (aodren), homesick   Dim 1 Oct - 14:33

you give me a meaning, something i can breathe in
L’hôpital, les maux de ventre, les paroles incompréhensibles des médecins, l’imprévu – mine de rien, ça l’avait bien stressée tout ça, Tessa. Un jour comme ça, sans crier gare, le quotidien était devenu cette machine infernale remplie de nouveautés désagréables dont elle se serait bien passée. Pourtant, tous les interlocuteurs avec lesquels elle avait parlé quand Aodren avait été interné, avaient tous été détendus, à dire que c’était une ‘procédure de routine’, que ce n’était ‘pas bien grave’ et qu’il n’y avait ‘pas de quoi s’inquiéter’. Aucune de ces promesses d’experts n’avait réussi à complètement apaiser la blonde, et les trois jours qui venaient de s’écouler avaient été longs, pénibles, et douloureux. Pas douloureux comme ce que le brun avait pu connaître, sans doute : la Dyer était ce genre de personne bien consciente de toucher du bois, à éviter les couloirs des hôpitaux depuis des années maintenant. Elle n’y était jamais allée, pas même pour une jambe cassée, une vilaine coupure trop profonde, ou une maladie incompréhensible – et sa vie s’était toujours très bien passée comme ça. Si elle avait pu choisir, elle aurait décrété que les hôpitaux n’existeraient que pour les naissances et les heureux événements de ce genre – si seulement. Probablement alors, que mine de rien, la blonde n’avait pas été une si bonne compagnie que ça pour Aodren quand elle lui avait rendu visite : l’avait-elle regardé comme s’il était un mourant ? Elle ne saurait même pas le dire – le soulagement à savoir que tout s’était bien passé avait été sans pareil, en tout cas. D’ici quelques jours, on dépeindrait sans doute Tessa comme une hystérique qui était montée sur ses grands chevaux, et s’était inquiétée comme une folle pour une toute petite chose que le jeune homme aurait, lui, déjà oublié. Et ça allait encore durer ; même alors qu’ils avaient quitté les couloirs aseptisés de l’hôpital, Tessa en était encore à imaginer plein de choses complètement folles et stupides. Et si Aodren se mettait à vaciller et à s’effondrer comme ça, au milieu du couloir, sans aucune raison ? Et s’il faisait une hémorragie ou une poussée de fièvre ou elle ne savait quoi d’autre, encore ? Des questions qu’elle s’était retenue de poser aux infirmiers qui les avaient accompagnés dans les derniers moments – maintenant, elle regrettait d’avoir tenu sa langue, comme si avoir à s’occuper d’un malade en convalescence était une tâche beaucoup trop lourde à assumer à elle seule. Pourtant, elle aurait bien été incapable de passer un jour de plus sans que son petit-ami soit avec elle, à la maison. Comment avait-elle pu imaginer qu’elle survivrait s’il avait dû partir en vacances tout seul ? C’était idiot sans doute. Ils n’allaient pas passer leurs vies accrochés l’un à l’autre – même si cette histoire entre eux deux marchait, que l’idéal devenait réalité, et qu’ils ne connaitraient jamais de remous à même de les séparer. Le pire, c’était d’imaginer ce qu’il pourrait bien se passer si les choses ne tournaient pas de la bonne façon entre eux deux : cette possibilité semblait encore plus loin désormais, alors qu’ils planaient dans leur petit monde heureux, et que les seuls ennuis qu’ils avaient à affronter, c’était quand Aodren se réveillait un beau jour avec une appendicite.

Et après tant de jours d’indécision, à n’avoir pour seuls réconforts que les visites sporadiques qu’elle pouvait faire à l’hôpital, et les sms qu’ils n’avaient eu de cesse de s’échanger, seuls, chacun dans leur coin, ils rentraient enfin tous les deux. S’il y avait eu une semaine qui lui avait paru longue à Tessa, c’était bien celle-là : à croire qu’ils compensaient pour leurs vacances et le repos idéal qu’ils avaient partagé à l’époque. Maintenant que septembre était arrivé et que le mois s’achevait déjà, août et le sable des Bahamas semblaient bien loin. Habituellement en octobre, la blonde s’excitait à l’idée qu’Halloween approche si vite ; elle préparait toujours une fête pour l’occasion, elle se déguisait sans l’ombre d’une hésitation, quel que soit son âge, et elle avait toujours plein de réserves de bonbons dans l’appartement, pour les donner à tous les enfants des environs qui viendraient toquer. Y’avait plein de familles dans l’immeuble où ils vivaient, pour commencer. Maintenant, elle n’avait encore rien fait de tout ça – elle n’avait même pas encore pensé à Halloween, à son futur déguisement ou aux décorations qu’elle voudrait bien mettre dans l’appartement ; sa seule préoccupation avait été un Aodren malade, qui rentrait tout juste. Peut-être allait-il finir par préférer l’hôpital à sa compagnie à elle, tant elle se sentait tendue, à la fois stressée et heureuse, à le dévisager et le traiter comme s’il allait s’effondrer juste devant elle, d’une seconde à l’autre. Il lui avait fait une belle peur hein, avec ses nausées, sa fatigue inhabituelle, son mal de ventre incessant, cette fièvre qui était apparue aussi vite. Le pire, c’était qu’elle savait très bien que si elle n’avait pas été là pour jouer les folles, l’Adkins aurait attendu de ne plus pouvoir se lever avant d’envisager de se rendre à l’hôpital pour voir ce qui clochait. Elle comptait bien garder un œil sur lui, alors – il lui avait tellement manqué ces derniers jours, que de toute manière, elle n’aurait pas besoin de prétextes pour le coller tout le temps. Et puis, hein, il y avait bien eu une époque, au début de leur colocation, où le brun avait été stressé comme un fou à chaque fois qu’elle ne répondait pas à ses messages, persuadé qu’elle avait disparu comme son fils avait disparu. Il pouvait comprendre, alors – ou au moins, essayer de faire avec. Il la fit sourire tendrement, en tout cas, quand il attrapa ses mains et qu’il l’attira jusqu’à lui : dans un monde idéal, Tessa serait venue se percher sur ses genoux, se blottissant contre lui pour être sûre, vraiment sûre, de pouvoir profiter de sa compagnie. Mais pour cette fois, elle dut se forcer à venir s’asseoir à côté de lui plutôt, ravalant sa petite déception en venant poser sa tête sur l’épaule du brun. Il n’avait pas mal à l’épaule, hein ? Peut-être qu’il n’aurait pas mal non plus si elle se posait sur ses genoux, mais Aodren était le genre de type capable de faire comme si il n’avait pas mal, rien que pour ne pas changer les choses. Et mieux valait ne pas oublier qu’en-dessous de son tee-shirt, le jeune homme avait encore des points de suture, une plaie encore fraiche, et des intestins dans tous les états. « Tu m’as manqué aussi… » qu’elle reconnut, enfin posée, inspirant longuement pour ravaler sa petite moue attristée ; Tessa releva au moins le regard vers son petit-ami, souriant enfin en se sentant finalement, aussi près de lui. Ils étaient enfin seuls, à pouvoir se lover l’un contre l’autre sans compter le temps qui passait et sans être rappelés à l’ordre par une infirmière quelconque. « Peut-être que t’as froid. Ou tu dois te reposer. T’es sûr que t’as pas soif ? » ou peut-être que c’était Tessa elle-même l’infirmière chiante qui n’arrêtait pas ; c’était plus fort qu’elle, supplantant le moment de tendresse, l’inquiétude revenait – après tout, elle n’avait pas fait grand-chose. Elle savait comment aider Aodren s’il avait un rhume, une grippe, une gueule de bois – même une gastro. Mais elle avait été terriblement impuissante pendant cette longue semaine, à le voir souffrir et à le voir coincé à l’hôpital aussi, et maintenant, c’était comme si elle ne savait plus quoi faire.

_________________


home isn't a place, but you're home
you know, one day you look at the person and you see something more than you did the night before. like a switch has been flicked somewhere. and the person who was just a friend is… suddenly the only person you can ever imagine yourself with.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Admin + queen of hearts.
pseudo : sweet poison (anaïs).
arrivé(e) le : 19/06/2017
Messages : 7899
avatar : bob morley.
crédits : sweet poison (avatar).
Points : 3371
âge du perso : trente-deux ans.
MessageSujet: Re: (aodren), homesick   Dim 1 Oct - 16:38


when you're far from me I still hold you closer.
tessa dyer & aodren adkins

Il était déjà tombé malade dans sa vie Aodren, plus d’une fois, évidemment. Il lui était arrivé de se retrouver cloué au lit avec une bonne grippe qui s’éternisait ou d’avoir l’impression de cracher ses poumons parce qu’il avait choppé une bronchite. Il était déjà allé à l’hôpital aussi, parce qu’il s’était pété un os à force de faire le con. Il avait eu sa période skate quand il avait jeune et il lui était arrivé de se casser la gueule là-dessus, de se blesser et de finir à l’hôpital, pour finalement remonter sur sa planche sans que ça ne le dérange plus que ça. Il n’avait jamais été ni peureux, ni douillet, alors il ne se mettait pas à flipper à l’idée d’aller à l’hôpital et il avait pris sur lui, quand il avait eu mal au ventre. Il l’avait dit à Tessa, qu’il avait vraiment mal, mais il avait quand même tenu un moment avant de la laisser tout faire, parce qu’il avait eu de la fièvre, des nausées en prime et pas mal de difficultés à se lever tellement il avait eu mal. Heureusement que Tessa avait été là alors, apparemment, le stade au dessus, c’était l’appendice qui éclatait et ça, ça devenait déjà plus grave. Si la blonde n’avait pas été là, ça aurait pu lui arriver, parce qu’il aurait eu du mal à se décider à aller à l’hôpital de lui-même. C’était elle qui avait insisté de toute façon, parce que lui, il s’était contenté de répéter ‘ça va aller’ quand bien même, l’appendicite, ça ne guérissait pas comme par magie. Il se disait que si ça avait dû être l’inverse, peut-être que ça aurait été elle qui aurait prétendu que ça irait et lui qui aurait insisté pour l’emmener à l’hôpital. Il savait qu’il s’inquiéterait très facilement si Tessa devait être mal, au moins, en réalisant ça, il avait décidé de se laisser faire, d’aller à l’hôpital et de faire exactement tout ce que Tessa pouvait lui dire de faire, si seulement ça pouvait la rassurer un peu.

Maintenant qu’il était à la maison avec elle, y avait de fortes chances pour qu’elle soit encore plus sur son dos et évidemment, il n’allait pas râler. Il était bien mieux avec qu’elle qu’à l’hôpital de toute façon. Il était le genre de mec qui préférait avoir sa petite-amie pour prendre soin lui, plutôt que des infirmières qu’il ne connaissait pas et qui lui râlait dessus pour un oui ou pour un non, parce qu’il passait trop de temps sur son téléphone par exemple. Là au moins, il n’avait pas besoin de son téléphone pour parler avec Tessa, parce qu’elle était juste là avec lui. Il prendrait bien le temps d’envoyer un message à ses mères et à ses sœurs, pour lui dire que tout allait bien et qu’il était rentré chez lui maintenant, histoire de prévenir, qu’on ne s’inquiète pas pour lui. Mais, il n’avait pas l’intention de passer la soirée sur son portable, parce qu’il était avec Tessa et qu’il avait bien envie de profiter de ses retrouvailles avec sa petite-amie. Il n’avait pas soif, il n’avait pas faim, il n’avait pas froid, il avait juste envie de rester avec Tessa. Il aurait bien eu envie qu’elle vienne sur ses genoux, il n’était pas en sucre quand même. Ses points n’allaient pas se rouvrir parce qu’elle venait contre lui. Mais il la laissa faire quand même, pourtant elle en semblait aussi déçu autant que lui. Il passa quand même son bras autour de ses épaules pour pouvoir la serrer contre lui. « T’en fais pas, maintenant, je suis là et j’ai pas l’intention de repartir. » Certainement pas pour aller à l’hôpital, franchement ça, il s’en passerait bien. Il n’était pas un grand fan des hôpitaux. La seule fois où il avait été heureux d’aller à l’hôpital, ça avait été quand sa femme avait accouché. L’accouchement en lui-même c’était pas forcément un moment agréable, il avait vu sa femme souffrir pendant des heures sans pouvoir faire grand-chose pour l’aider. Mais à la fin, il avait tenu son fils dans ses bras alors ça avait soulagé toutes ses angoisses. Ça avait été le plus beau jour de sa vie de toute façon, quand bien même c’était une histoire qui s’était terminée de façon tragique. Au-delà de ça, l’hôpital, c’était pas franchement son lieu préféré. « Nan, je t’assure que je vais bien. » Il déposa un baiser contre le front de la blonde, pour essayer de la rassurer, il ne savait pas si c’était vraiment efficace, mais ça allait vraiment. « Si tu veux, j’peux faire des pompes, pour te le prouver. » Et il savait que si déjà elle n’osait pas venir contre lui à cause de sa blessure, y avait peu de chance pour qu’elle le laisse faire des pompes. Le sport, c’était quelque chose dont il allait se passer ces prochains jours et il était certain que Tessa, elle avait bien retenu ce que les docteurs avaient donné comme conseil pour ne pas risquer de rouvrir la plaie ou entrainer d’autres problèmes. Ils avaient dit d’attendre une quinzaine de jours avant de s’y remettre et y avait peu de chance pour que Tessa le laisse s’y remettre avant, quand bien même ce serait un argument pour l’impressionner et lui prouver qu’il allait parfaitement bien. « Et si j’ai froid, je compte sur toi pour me réchauffer. » Il ne faisait pas de sous-entendus salaces. Tout ce qu’il disait, c’était que s’il devait avoir froid, il serait ravi de venir se lover dans ses bras pour venir y chercher de la chaleur, mais pour l’instant, ça allait, il était bien, juste comme ça, avec Tessa contre lui.

_________________
in the dead of the night,
I'll make it up to you.
Took your heart, took your hand, Promise you all that I have Hoping that you understand I'm far from a perfect man. 'Cause honey it's been a hard year It seemed like we're going nowhere. In our darkest hour, in the dead of the night I'll make it up to you. Your hands in mine I'll make it up to you.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Admin + queen of hearts.
pseudo : MARY-W./marie.
arrivé(e) le : 19/06/2017
Messages : 9233
avatar : eliza taylor, la bella.
crédits : @alaska (avatar), tumblr (gifs) + uc (quote).
Points : 3434
âge du perso : vingt-sept ans.
MessageSujet: Re: (aodren), homesick   Lun 2 Oct - 10:42

you give me a meaning, something i can breathe in
En trois jours, l’imagination pouvait partir loin. Sans avoir particulièrement eu à souffrir d’événements désastreux et traumatisants dans sa vie, Tessa n’était pas une grande amoureuse des hôpitaux. Elle avait toujours su qu’une carrière dans la médecine, c’n’était pas fait pour elle ; une évidence, quand elle était la première à faire des grimaces face aux films un peu trop gores, ou aux reportages scientifiques un peu trop démonstratifs. Et outre la réalité bien pressante, la blonde n’avait jamais été, non plus, une grande fan des séries médicales qui passaient à la télé, et semblaient marcher si bien. Même à vingt-sept ans, adulte, à la recherche d’histoires romantiques par excellence, elle n’l’était toujours pas, fan de ce genre de contenu, quelles que soient les histoires d’amour qui pouvaient être dépeintes au-delà des opérations, des termes médicaux et des morts qui s’empilaient à chaque épisode. C’était presque comme si ça réveillait un côté hypocondriaque et paranoïaque en elle, qui lui ferait dramatiser la moindre crampe à l’estomac. Sans penser outre mesure aux microbes qui l’entouraient, Tessa vivait donc très bien, en prétendant que les choses graves, elles n’arrivaient qu’aux autres. Comment penser autrement quand, en vingt-sept ans de vie, la Dyer n’avait souffert que de rhumes, de grippes, ou autres bronchites, ou les habituels problèmes intestinaux que beaucoup connaissaient ? Mine de rien, la petite blonde qu’elle était, semblait avoir une santé de fer. Ou une bonne étoile, au choix. Et s’il y avait bien quelqu’un qu’elle n’avait jamais imaginé voir vraiment malade aussi, c’était bien Aodren. Avec le temps, Tessa avait été de moins en moins convaincue par ses ‘non, ça va’ marmonnés et ses ‘ça va passer’ accompagnés de faux sourires réconfortants. Et elle avait veillé, insisté, menacé, levé les yeux au ciel. Et elle avait eu bien raison. Assez en tout cas, pour en être à se demander ce qui serait arrivé à son petit-ami sans son insistance incessante. Qu’est-ce qui serait arrivé à Aodren, faisant le gros dur, s’il avait vécu tout seul dans son propre appartement, et qu’il n’aurait rien fait d’autre qu’attendre, encore et encore, le jour où ça passerait ? Mais elle n’avait pas eu l’occasion de faire la morale au brun, de lui dire ‘j’te l’avais bien dit !’ ou d’essayer de récolter les lauriers de sa gloire : elle n’en avait certainement pas eu envie, trop inquiétée par toutes les circonstances qui avaient entouré l’hospitalisation du jeune homme. Peut-être qu’au bout d’un moment, quand on y était habitués, on apprenait à voir l’hôpital comme quelque-chose de banal, de pas si effrayant que ça, autre chose que des bâtiments chargés de malades et de mourants, de médecins avec des tonnes de diplômes, pour justement s’occuper des problèmes graves pour lesquels on n’allait pas juste voir son médecin traitant. Ils lui avaient quand même ouvert le ventre, à Aodren ; et toutes les ‘c’est une procédure très classique’ qu’on avait pu lui servir, n’avaient pas aidé la blonde à s’apaiser totalement. Ces jours-ci alors, travailler avec toutes les pensées qui parasitaient son esprit, ça n’avait pas été particulièrement agréable ; intérieurement, elle avait été encore plus irritable, encore plus à fleur de peau. Des ressentiments qu’elle avait dû garder pour elle, histoire de n’pas en parler avec son petit-ami dès qu’ils se voyaient – pour le peu de temps qu’ils avaient ensemble, elle n’avait pas eu envie de parler de son travail, franchement. Ç’avait été un drôle de rythme, trop inhabituel pour qu’elle s’y fasse d’une quelconque façon : comme si, maintenant c’était trop tard, après trois ans à vivre ensemble, elle ne pouvait définitivement plus imaginer de configuration différente.

Et le pire, c’était que même maintenant qu’il était à la maison, qu’il venait même de dire qu’il l’aimait, cet appartement, les inquiétudes de Tessa ne s’étaient qu’à peine calmées : il lui faudrait du temps, peut-être quelques heures, peut-être plusieurs jours si elle était vraiment dramatique, pour remettre ses idées en place. Pourtant, même en allant sur des sites fous comme ceux qu’on connaissait si bien, la jeune femme avait bien vu que l’opération d’une appendicite était généralement facile, sans complication, et sans soins particuliers. Aodren allait devoir faire attention pour les temps à venir, mais peut-être bien qu’elle n’avait pas eu besoin de totalement aseptiser la maison avant qu’il ne rentre. Quoique, hein, c’n’était pas un travail perdu ; l’appartement au moins, luisait comme un sou neuf, et cette chose pour laquelle Tessa n’s’était pas sentie avoir le courage depuis des lustres, était maintenant faite. La pauvre, elle s’était tant montée la tête que maintenant, elle ne savait plus comment revenir à la normale, et Aodren n’aidait pas. « Hm, tu peux aller faire tes pompes à l’hôpital si t’y tiens. » qu’elle se retrouva à grogner, d’un air désapprobateur qui n’était qu’à moitié feint : qu’il ne commence pas à la provoquer, hein, malheureusement, il rencontrerait une Tessa moins encline à plaisanter que sur d’autres sujets. Oui, elle avait vraiment été inquiète pour lui, aussi stupide ça pouvait être, parce que c’n’était qu’une procédure habituelle, comme des médecins en faisaient dix par jour, surtout dans une ville comme New York. Et aussi horrible cela aurait été, la Dyer se disait presque que peut-être, elle aurait dû faire en sorte que le brun reste à l’hôpital pendant quinze jours, d’ici à ce que sa plaie soit bien refermée, que les médecins aient fait toutes les vérifications possibles et imaginables, et qu’elle puisse être sure, totalement sure que plus rien de ce genre n’allait se passer. Et peut-être était-elle totalement hypocrite ; elle aimait qu’on s’occupe d’elle, elle aimait avoir un bon prétexte pour rester dans les bras d’Aodren pendant aussi longtemps qu’elle le voulait, mais probablement que s’il devait avoir cette attitude envers elle, elle s’en agacerait aussi. Tessa alors, releva le visage, pour pouvoir observer le jeune homme ; elle soupira, avant d’avoir un sourire, qui se voulait détendu, et conciliant. « J’suis désolée. Si-… j’suis bizarre. » y’avait pas vraiment de ‘si’ à ajouter dans cette phrase ; elle était bizarre, elle le savait, elle s’en rendait compte elle-même. Au moins, elle put rire quand il surenchérit, levant les yeux au ciel ; « Compte sur moi. Je peux te réchauffer avec un bain chaud, ou une couverture, ou même la couette du lit. Ou un pull, ou un chocolat chaud. Ou peut-être qu’on devrait mettre le chauffage déjà, hein. » voilà où elle en était, la blonde, à faire des blagues un peu fumeuses pour le provoquer de son côté. « Tu m’as manqué… » admit-elle, et tant pis si ça devait paraître ridicule parce qu’ils n’avaient été séparés que trois jours. Tant pis si c’était trop honnête ; elle lui avait dit par sms, probablement dans chaque message qu’elle avait envoyé. Elle pouvait bien le lui dire de vive voix, alors, avec un sourire mielleux prouvant que maintenant, y’avait plus de raison de s’inquiéter de ça. Il était là, tout contre elle, et elle put passer une main sur sa joue, déposer un baiser sur ses lèvres avec tendresse, sans avoir peur que le temps ne passe trop vite.

_________________


home isn't a place, but you're home
you know, one day you look at the person and you see something more than you did the night before. like a switch has been flicked somewhere. and the person who was just a friend is… suddenly the only person you can ever imagine yourself with.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Admin + queen of hearts.
pseudo : sweet poison (anaïs).
arrivé(e) le : 19/06/2017
Messages : 7899
avatar : bob morley.
crédits : sweet poison (avatar).
Points : 3371
âge du perso : trente-deux ans.
MessageSujet: Re: (aodren), homesick   Lun 2 Oct - 13:09


when you're far from me I still hold you closer.
tessa dyer & aodren adkins

Il n'avait pas vraiment apprécié les trois derniers jours, Aodren. Etre coincé à l'hôpital n'avait rien de plaisant, même si ce n'était que pour quelques jours, pour une opération dite basique.Il aurait vraiment voulu alors, que ça passe tout seul, que les douleurs disparaissent et que tout redevienne normal. Il y avait cru alors, à chaque fois qu'il avait dit que ça allait passer. Il n'avait évidemment pas voulu se retrouver à l'hôpital pendant trois longs jousr. Certains diraient que ce n'était rien, trois jours, mais lui, ça lui avait semblé vraiment long. Il avait été seul la plupart du temps parce que les autres avaient été au boulot. Il avait été loin de chez lui, loin de sa petite amie. Il avait loupé trois jours de boulot et un certain nombre de cours qu'il allait devoir rattraper, il ne savait trop quand. Cette hospitalisation ne l’arrangeait pas du tout.Ça n'arrangeait personne de toute façon de se retrouver à l’hôpital pour une raison ou pour une autre. Il avait vraiment voulu éviter ça lui, à tort sans doute, parce que ça aurait pu facilement s’aggraver encore plus s’il n’avait pas été pris en charge à temps, mais il n’était pas particulièrement du genre à dramatiser son propre état de santé, alors, il l’avait répété en boucle, que ça allait aller, même quand il avait été plié en deux, à avoir l’impression que la douleur était vraiment insoutenable. Il se doutait bien que vis-à-vis de Tessa, ça n’avait pas été la meilleure chose à faire, qu’il avait inquiété la jeune femme plus qu’il ne l’aurait voulu, jusqu’au moment où elle avait décidé que ça ne pouvait plus continuer comme ça et qu’ils allaient à l’hôpital. Il n’avait, de toute façon, pas été en mesure d’opposer la moindre résistance, trop mal en point pour même trouver le temps de râler. Au final, même s’il n’avait pas du tout apprécié ces trois derniers jours, il était reconnaissant envers Tessa, d’être là pour prendre soin de lui.

Il savait qu’il avait beaucoup inquiété sa petite-amie, alors il n’avait évidemment pas l’intention de faire n’importe quoi qui pourrait de nouveau aggraver son état de santé. Il allait suivre les recommandations des médecins sans trop broncher, il allait bien se reposer et tout finirait par aller mieux. Il ne garderait de cette mésaventure qu’une cicatrice qu’il finirait par vite oublier. Ce n’était pas sa première, quand bien même c’était sa première chirurgie, et ce n’était, certainement pas la dernière qu’il aurait au cours de sa vie. Mais qu’elle ne s’en fasse pas Tessa, il n’allait pas se mettre à faire des pompes au beau milieu du salon, juste pour montrer qu’il allait bien, de toute façon, il n’avait pas franchement envie de se relever de ce canapé pour l’instant. Il était trop bien en compagnie de Tessa, comme ça, dans leur chez eux, loin de l’hôpital dans lequel ils n’avaient pas pu se voir autant qu’ils l’auraient voulu. « Nan, j’ai vraiment pas envie de retourner là-bas. » Il irait pourtant, d’ici quelques jours, parce qu’il avait une visite post-opératoire qu’il ferait même si ça l’emmerdait un peu de devoir y retourner, mais ce serait que l’espace de quelques minutes, après tout, y avait aucune raison qu’on le garde plus longtemps, parce que tout allait bien maintenant et tout irait encore mieux pour les prochains jours. C’était tout ce qu’il voulait lui, tout ce que Tessa semblait vouloir aussi, alors il ferait en sorte qu’on n’ait rien à lui redire quand il irait à cette fichue visite. « Ah, parce que tu l’es plus que d’habitude. » Il fronça les sourcils comme si c’était une vraie question, avant de finalement rigoler, elle n’avait pas à s’excuser Tessa, après tout, elle n’avait pas encore vu ce que ça pouvait donner quand c’était lui qui s’inquiéter. Quoi que, elle avait dû en avoir un aperçu à chaque fois qu’elle avait oublié de le prévenir qu’elle rentrerait un peu tard et qu’elle l’avait retrouvé, à deux doigts de se rendre à la police. Il ne pouvait pas s’en empêcher, quand bien même, prévenir la police ne lui avait jamais permis de revoir son fils. Il était bien obligé d’admettre que maintenant, ça le rendait complètement parano ça. Mais, il avait perdu son fils, alors ça pouvait facilement s’expliquer et puisque Tessa ne lui avait jamais dit qu’il était lourd, il se disait que c’était parce qu’elle comprenait pourquoi il agissait comme ça. « J’ai pas le droit au bain de toute façon. » Qu’il répondit à la blonde, comme si ça pouvait défaire tout ce qu’elle venait de dire, pourtant, ce n’était qu’un argument qu’il venait de démonter. « Et puis j’aurais froid, même sous une couette, si t’es pas avec moi. » Il avait vraiment eu l’impression d’avoir froid, ces derniers jours, sans Tessa à ces côtés dans ce lit d’hôpital, alors c’était un argument qui était vrai, non ? « On va pas allumer le chauffage maintenant, ça coute cher. » Encore un argument qui tenait la route après tout, ils n’étaient pas non plus du genre à contrôler leurs comptes pour regarder ce sur quoi ils faisaient des économies, mais retarder l’allumage du chauffage, c’était quand même une bonne stratégie. « Je crois que le câlin c’est vraiment la meilleure solution du coup. » Il parlait bien de câlin, tout simple et rien de plus physique qui pourrait tirer sur ses fils et inquiéter la blonde plus que de raison. « Tu m’as manquée aussi. » Trois jours, pourtant, ce n’était pas la mort, mais ils étaient trop bien quand ils étaient ensemble pour ne pas se manquer quand ils ne l’étaient pas. Il n’avait vraiment plus envie de bouger de ce canapé maintenant. Il voulait profiter de ses baisers, ses étreintes, un long moment avec elle sans que personne ne les sépare à cause des règles débiles d’un hôpital. Ici, y avait que leurs règles à eux qui comptaient, de toute évidence.

_________________
in the dead of the night,
I'll make it up to you.
Took your heart, took your hand, Promise you all that I have Hoping that you understand I'm far from a perfect man. 'Cause honey it's been a hard year It seemed like we're going nowhere. In our darkest hour, in the dead of the night I'll make it up to you. Your hands in mine I'll make it up to you.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Admin + queen of hearts.
pseudo : MARY-W./marie.
arrivé(e) le : 19/06/2017
Messages : 9233
avatar : eliza taylor, la bella.
crédits : @alaska (avatar), tumblr (gifs) + uc (quote).
Points : 3434
âge du perso : vingt-sept ans.
MessageSujet: Re: (aodren), homesick   Lun 2 Oct - 21:03

you give me a meaning, something i can breathe in
Pendant trois jours, l’appartement avait été désespérément vide. Tessa était rentrée tous les soirs, portée par la même énergie que d’habitude, à force d’avoir connu un quotidien duquel elle était devenue presque dépendante ; à chaque fois, elle avait franchi la porte de son chez-elle, pour mieux réaliser qu’il n’y avait pas Aodren. Qu’il ne serait même pas là d’ici quelques heures, parce qu’il aurait été retenu au travail pour quelque raison que ce soit – ça arrivait, et la blonde avait toujours su s’adapter. Mais non ; et plus encore que toutes ces histoires entre eux deux, l’Adkins avait même manqué plusieurs jours de travail. Est-ce que ç’avait été une source d’inquiétude supplémentaire pour le jeune homme, déjà souffrant et alité ? Il aimait son travail après tout, le brun, au moins dans certains égards ; lui il ne stagnait pas dans la même situation depuis trop longtemps, et lui ne se découvrait pas piégé entre l’indifférence de certains, et les exigences de patrons qui ne se concentraient que sur l’argent qu’ils pouvaient se mettre dans les poches. Mais c’était à croire que tous les deux, ils avaient passé le deal silencieux de ne surtout pas parler de leurs jobs pour le temps limité dont ils avaient pu profiter tous les deux, quand elle lui avait rendu visite à l’hôpital. Elle n’avait pas dû aider, Tessa, en se plaignant si souvent de sa solitude, alors même qu’Aodren, lui avait dû souffrir de bien plus que de ça. Et pour toutes les fois où elle avait pu se plaindre ou sentir son cœur s’alourdir, la blonde n’avait pas eu l’intention de remuer le couteau dans la plaie pour son petit-ami ; ç’avait été plus fort qu’elle fallait croire, de mettre en mot à quel point l’inhabituel lui déplaisait : ils n’avaient certainement pas vu venir cette appendicite, et tout ce qu’ils avaient pu faire alors, c’était s’adapter, faire avec, et privilégier la santé du brun, à n’importe quoi d’autre. Trois jours, ça n’avait pas été grand-chose, hein ? Ils les auraient oubliées bien assez vite, ces longues journées l’un sans l’autre, à ne pouvoir se contenter de nouvelles apportées majoritairement par sms : et probablement que malgré le nombre important de messages qu’ils s’étaient échangés, la Dyer n’avait fait que raconter la moitié de sa journée au jeune homme, ce qui n’était clairement pas habituel. Il y avait toujours eu la possibilité de ‘rentrer à la maison’ pour décompresser, s’amuser l’un avec l’autre, rire avec insouciance devant un film débile ou faire exploser une colère latente qu’ils pouvaient avoir, l’un ou l’autre, à cause de leurs vies respectives. De tout ceci, ils en avaient été privés, et tout autant que Tessa avait eu ses journées de travail pour l’agacer, ne rien faire et rester cloué dans un lit, drogué par la morphine ou materné avec excès par des inconnus, ç’avait dû être bien énervant pour Aodren aussi. Elle ne pouvait que compatir, Tessa ; l’évidence était que tous les deux, ils avaient été bien contents de quitter cet hôpital dans lequel ils n’avaient passé que trop peu de temps ensemble, toujours limité par les horaires de visites, qu’elle avait connues par cœur, mais contre lesquelles elle n’avait rien pu faire. On avait même pas manqué de lui sous-entendre qu’elle n’avait qu’à venir plus tôt, si elle voulait pouvoir passer plus de temps avec son petit-ami, comme si c’était une question de choix.

Ouais, si ç’avait été une histoire de choix et aussi pitoyable cela aurait-il pu paraître, la blonde serait restée toute la journée auprès d’Aodren, pendant trois jours durant, sans compter le temps et sans même se plaindre de la bouffe dégueulasse à l’hôpital. C’était comme ça qu’ils vivaient depuis si longtemps, si intimement part de la vie de l’un et de l’autre, que c’n’était même pas une exagération ; y’avait des week-ends entiers comme ça, où ils n’avaient besoin ou envie de rien d’autre que d’être juste tous les deux. Des zones de temps qu’ils s’étaient réservés à eux deux, déjà avant d’être en couple, quand ils avaient été juste des amis, mais qu’ils s’étaient parfaitement bien compris, à la recherche d’un ‘break’ bien mérité. Elle était bien contente alors, Tessa, que l’Adkins ne se soit pas découvert un amour pour l’hôpital ou elle ne savait quoi d’autre ; contente qu’il n’y soit allé que pour une appendicite, et que rien de plus grave ne se soit déclaré, d’une quelconque raison que ce soit – elle connaissait, hein, les scénarios à la Dr House où tout était plus compliqué qu’il n’y paraissait et où les apparences étaient trompeuses. La menace de le faire retourner à l’hôpital s’il faisait trop n’importe quoi, elle semblait bien fonctionner ; une idée qui fit naître un sourire fier au coin des lippes de la blonde, même si elle ne pouvait pas prétendre qu’elle serait totalement ‘okay’ à l’idée de renvoyer Aodren pourrir dans un hôpital, juste parce qu’elle était mécontente de son comportement. De toute façon, avec le système dans lequel ils vivaient, les médecins avaient été tout aussi impatients qu’eux, de voir leur patient sortir et libérer la chambre qu’il avait squattée jusque-là. Avec tout ça, ils attendaient encore la facture définitive de tous les soins que le jeune homme avait reçus. La santé, ça mettait quand même beaucoup de choses en perspectives, et Tessa, elle s’en fichait bien de l’argent pour le coup ; non, elle sembla même oublier qu’Aodren avait des points de suture, quand elle prit un air choqué à la fausse critique qu’il lui adressa. Elle, elle répondit par un vague coup dans les côtes, rien de bien méchant, pas de quoi ouvrir ses plaies – qui n’étaient même pas au niveau de ses côtes – ni de quoi le renvoyer à l’hôpital ; « Tu l’dis hein, surtout, si t’arrives plus à me supporter… » elle répondit, d’une moue vexée mêlée à un ton significatif d’une petite-amie qui feignait très bien la vexation. Il aurait encore de la chance, franchement, avec des paroles comme ça, de pouvoir compter sur elle pour se sentir mieux à l’avenir : que ce soit parce qu’il aurait mal au ventre ou parce qu’il aurait froid. A l’entendre énumérer prétexte après prétexte, Tessa haussa les sourcils, circonspecte, sans pouvoir retenir le sourire qui naissait en bordure de sa bouche ; « Bah dis donc, c’est bien dommage pour toi, tout ça… » qu’il ne puisse pas prendre de bain, qu’il sache si bien qu’il aurait froid dans un lit sans elle, même avec une grosse couette par-dessus lui. Ce fut la carte de l’indifférence moqueuse qu’elle joua, malicieuse ; « J’suppose que tu dois penser que j’suis trop collante… » avec ses sms, ses visites incessantes, la rapidité avec laquelle elle avait bondi dans sa voiture pour aller le chercher à l’hôpital, ou le fait qu’elle ne laisse pas plus de deux mètres les séparer, quelles que soient les circonstances. Comme une petite boule de glue bien chiante, et bizarre, ce qu’il semblait subir si souvent, pauvre Aodren. « Hm-hm, j’sais plus très bien si tu m’as manqué, franchement. » heureusement qu’elle jouait mal la vexée, au point à en être en train de rire, contre les lèvres du jeune homme juste après avoir levé les yeux au ciel après leur baiser. « Faudrait que tu préviennes ta famille… » elle le rappela à l’ordre, glissant la paume de sa main sur son torse dans un fin sourire ; elle ne savait pas si frôler la mort – quoique, c’était peut-être exagéré – avait permis à Aodren de parler de certains problèmes avec ses mères ; de ça non plus, elle n’avait pas spécialement eu envie d’en parler quand il avait été dans son lit d’hôpital, quand bien même elle était bien consciente de l’avoir vu utiliser le mois de septembre, la rentrée, la fac, comme d’innombrables prétextes pour ne rien essayer.

_________________


home isn't a place, but you're home
you know, one day you look at the person and you see something more than you did the night before. like a switch has been flicked somewhere. and the person who was just a friend is… suddenly the only person you can ever imagine yourself with.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Admin + queen of hearts.
pseudo : sweet poison (anaïs).
arrivé(e) le : 19/06/2017
Messages : 7899
avatar : bob morley.
crédits : sweet poison (avatar).
Points : 3371
âge du perso : trente-deux ans.
MessageSujet: Re: (aodren), homesick   Lun 2 Oct - 22:43


when you're far from me I still hold you closer.
tessa dyer & aodren adkins

Il savait Aodren qu’il avait encore plein de choses à régler, même maintenant qu’il était sorti de l’hôpital. Il devait régler les histoires avec son assurance, quand bien même ce n’était pas eux qui allaient l’aider à régler la totalité des frais d’hospitalisation qu’il avait à payer, non, ça c’était autre chose dont il allait devoir s’occuper, maintenant qu’il était sorti de l’hôpital et qu’il allait bien, on allait forcément lui réclamer de régler les frais pour les soins qu’il avait reçu. Il allait aussi devoir gérer ses histoires au boulot, parce qu’il avait manqué des jours et qu’il faudrait bien rattraper tout ça, quand bien même ça n’allait arranger personne, ni lui, ni ses étudiants, mais il n’avait pas le choix, fallait bien passer par-là. Il y avait déjà songé pendant les heures qu’il avait passé à l’hôpital tout seul, à chercher de trouver un moyen de tourner son emploi du temps de façon à ce que ça aille à tout le monde, mais la seule conclusion à laquelle il était arrivé c’était que pour rattraper ces trois malheureux jours, il allait devoir se taper des journées trop longues. Il avait plus de vacances que la plupart des gens, alors on pourrait facilement lui dire qu’il n’avait aucune raison de se plaindre, mais peu importait, ça l’embêtait quand même de se retrouver à devoir rattraper des heures, tout ça à cause d’une maladie sortie de nulle part qui l’avait fait hospitaliser. Personne n’aurait plus prévoir qu’il allait attraper une appendicite, certainement pas lui, il ne tombait pas franchement souvent malade et la seule fois où ça lui arrivait en de très nombreux mois, c’était pour une maladie qui l’avait foutu à l’hôpital. Franchement il aurait préféré une grippe, sans doute que s’il avait dû attraper ça, il aurait quand même fait de son mieux pour donner ses cours, avant de s’effondrer de fatigue le week-end, à dormir pendant quarante-huit heures non-stop pour s’en remettre.

Là, il n’avait même pas envie de prendre te temps de s’en remettre, parce qu’il n’avait pas envie de louper une journée de plus de boulot à devoir rattraper plus tard. C’était déjà assez compliqué comme ça. On lui avait dit de se reposer, d’éviter les efforts, mais pas nécessairement de rester couché chez lui. Il avait déjà passé trop de temps, selon lui, alité après l’opération. Alors, il allait se reposer, il n’allait pas faire trop d’effort, mais il ne pouvait pas se permettre de se prendre d’allonger ses congés pour mieux se remettre de tout ça. Le premier jour où ça lui avait pris, il avait assuré ses cours avec une douleur plus vive que ça, alors dans le fond, s’il restait gentiment assis à son bureau ça devrait bien se passer. Pas question de faire des pompes alors, parce qu’il n’avait pas envie de compliquer la situation, pas envie de retourner à l’hôpital. Non, tout ce qu’il voulait maintenant, c’était appliquer à la lettre les conseils des médecins et se reposer, bien tranquillement en compagnie d’une Tessa qui lui avait vraiment manqué ces derniers temps, malgré ses visites trop brèves et les nombreux sms qu’ils avaient pu échanger. « T’en fais pas va, ça risque pas d’arriver. » Il arrivait très bien à la supporter Tessa, malgré les petites remarques qu’il pouvait faire, avec la volonté de plaisanter. Ce n’était que de l’humour, évidemment, quand il prétendait qu’elle n’était pas plus bizarre que d’habitude. Mieux valait qu’il arrête de se plaindre de toute façon, sinon, il n’aurait même pas le droit à une Tessa qui prendrait bien soin de lui et cette idée c’état probablement le seul truc un peu positif qu’il pouvait tirer de cette fichue maladie. Evidemment, c’était agréable, d’avoir sa petite-amie pour prendre bien soin de lui. « Ouais, ça a pas l’air de beaucoup t’attrister. » Il eu un air triste, s’affichant sur son visage, ils avaient beau plaisanter, il devait admettre qu’il serait bien triste si Tessa devait le laisser dans son coin, surtout maintenant, alors qu’ils venaient d’être séparés pendant trois longs jours. « Tu crois ? Je dois être collant aussi, alors. » Si elle l’était, il l’était forcément aussi. Parce que lui aussi, il en avait passé du temps à lui envoyer des sms, alors qu’il avait probablement eu les mains libres plus souvent qu’elle, puisqu’elle avait eu du boulot, contrairement à lui, qui était resté alité sans rien faire pendant trop longtemps. « Tu veux que je reparte alors ? » Qu’il lui demanda en se redressant vaguement sur le canapé, comme s’il était prêt à s’en aller, si jamais elle le lui demandait, en vérité, il se laissa retomber bien vite dans le fond du canapé, parce qu’il était bien mieux comme ça, la cicatrice, encore fraiche, faisait facilement mal quand même, moins que l’appendicite en elle-même, mais s’il pouvait s’éviter des douleurs supplémentaires ça l’arrangeait. « Ouais, je vais m’en occuper. » Il avait beau le dire, il n’en fit rien, son bras encore passé autour des épaules de la blonde, ses doigts étaient trop occupés à caresser légèrement son bras pour qu’il puisse se décider à aller chercher son téléphone pour envoyer des messages à ses mères et à ses sœurs. Il le ferait, c’était certain, mais pour l’instant, il n’en faisait pas une priorité, quand bien même sa famille était très importante à ses yeux, pour l’instant, sa priorité c’était Tessa et juste Tessa.


_________________
in the dead of the night,
I'll make it up to you.
Took your heart, took your hand, Promise you all that I have Hoping that you understand I'm far from a perfect man. 'Cause honey it's been a hard year It seemed like we're going nowhere. In our darkest hour, in the dead of the night I'll make it up to you. Your hands in mine I'll make it up to you.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Admin + queen of hearts.
pseudo : MARY-W./marie.
arrivé(e) le : 19/06/2017
Messages : 9233
avatar : eliza taylor, la bella.
crédits : @alaska (avatar), tumblr (gifs) + uc (quote).
Points : 3434
âge du perso : vingt-sept ans.
MessageSujet: Re: (aodren), homesick   Mar 3 Oct - 15:18

you give me a meaning, something i can breathe in
Habituellement, Tessa était la compagnie qu’on aimait avoir. Enjouée, énergique, toujours à avoir de bonnes idées, elle était celle qui pouvait remonter le moral de n’importe qui, juste grâce à son esprit positif et son sourire. Peut-être était-ce de la naïveté, ou de l’optimisme, mais la blonde avait été de ces personnes toujours présentes pour aider les autres à remonter la pente, prête à promettre que ça en valait la peine. Peut-être que sa présence en elle-même était thérapeutique, et peut-être même qu’Aodren l’avait assez su, trois ans plus tôt, au point de choisir de venir crécher chez elle après son divorce, plutôt que chez qui que ce soit d’autre, dans sa famille ou dans ses amis. Mais ces trois derniers jours, fallait bien admettre qu’elle n’avait pas été la compagnie idéale ; ni avec les autres, ni avec Aodren. Peut-être avait-elle trop souvent regardé le brun comme s’il allait mourir juste sous ses yeux, comme ça, en un claquement de doigts, sans crier gare. Peut-être avait-elle semblé trop chiante, à se plaindre sur une condition qui, finalement, n’était pas la pire qui soit. L’inquiétude n’était pas un sentiment qu’elle gérait très bien, Tessa ; pas même une émotion avec laquelle elle avait eu l’habitude de traiter outre mesure – oui, l’histoire dirait sans doute qu’elle avait eu la vie facile, pendant tellement d’années qu’elle en était à vaciller au moindre petit obstacle frappant le quotidien de façon inattendue. Et elle ne savait même pas pourquoi elle avait réagi de la sorte, presque comme une gamine capricieuse qui devait bien se plier à des circonstances qui lui déplaisaient ; elle n’avait pas voulu remuer le couteau dans la plaie du côté de l’Adkins, en tout cas. Il avait eu assez à subir comme ça - mais quand son cœur avait été lourd dans sa poitrine, alors qu’elle avait été allongée sur ce même canapé, chez elle, seule dans l’appartement qu’elle avait tant eu l’habitude de partager avec son meilleur ami, il lui avait été impossible de ne pas admettre qu’il lui manquait, qu’elle avait hâte qu’il rentre, ou même que cette histoire d’appendicite était stupide et chiante parce qu’elle les séparait. Il semblait au moins que le brun avait eu assez de patience pour accepter tout ça d’elle ; et maintenant, tout ne demandait qu’à rentrer dans l’ordre. Fallait quand même admettre que c’n’était pas de bol, toute cette histoire : ils avaient passé des années à vivre dans cet appartement rien que tous les deux, à juste être amis et à ne pas penser à ce qui pourrait frapper sans prévenir pour envoyer l’un ou l’autre dans un lit d’hôpital : parce que rien de tel ne s’était passé. Et dès lors qu’ils avaient été en couple, trouvant leur rythme de vie, entre leurs jobs, leurs familles et le quotidien, voilà qu’un imprévu s’posait au beau milieu de leur semaine, pour tout chambouler. Elle aurait détesté vivre seule ici, avec l’idée qu’Aodren était alité à cause d’une maladie grave qu’on avait eu besoin d’opérer, même s’ils n’avaient été que des meilleurs amis ; mais s’faire couper l’herbe sous le pied alors qu’ils nageaient dans un tel bonheur nouveau et idéal, ç’avait été encore pire. Ça rendait leurs vacances si parfaites, encore plus lointaines – septembre était déjà passé, et Tessa n’avait pas eu à cœur de penser à l’automne qui venait d’arriver ou à Halloween qui approchait, pendant cette semaine.

C’n’était qu’une semaine, ouais ; pourtant, tout ce qu’elle attendait désormais, c’était la promesse d’un week-end relaxant et vide au possible. Tant pis, si les citoyens normaux de New York rêvaient de sortir s’aérer l’esprit une fois le samedi arrivé, tant pis si certaines personnes pouvaient avoir envie qu’elle aille fêter quelque-chose avec eux ; Tessa, elle avait déjà réservé son samedi et son dimanche à ne rien faire. Rien d’autre que s’remettre de ses émotions, rien que pour recommencer inlassablement la semaine, parce que le lundi venait forcément trop vite. Mais elle n’était pas naïve, elle savait bien que beaucoup de choses allaient changer pour les temps à venir – Aodren allait devoir rattraper les heures qu’il avait perdues, le travail qu’il avait en retard, tout ça pour mieux atterrir d’ici quelques semaines, sur les périodes d’examens qui le feraient aussi crouler sous le travail. La vie avait cette façon impitoyable de fonctionner, et c’était pire encore, quand une putain d’épine se rajoutait dans le pied des pauvres gens qui essayaient de tracer leur route, au jour le jour. Elle voulait s’occuper d’Aodren, comme elle le faisait si bien et si souvent quand il était malade ; oui, désormais la blonde n’avait plus envie de penser au temps qu’ils avaient perdu loin l’un de l’autre, ou même aux factures qui viendraient bien assez tôt s’ajouter à cette histoire. Il n’en restait pas moins qu’elle avait de nombreuses rancunes à l’égard de cette stupide appendicite, qui avait mis leurs peu de projets pour les temps à venir, sens-dessus-dessous. Ils avaient sacrifié trois soirées rien qu’à deux, à n’penser à rien de sérieux et à ne pas s’inquiéter ; et celles-ci, ils ne pourraient pas les caser dans leurs petits trous d’emploi du temps. Elles étaient définitivement perdues, remplacées uniquement par des nids d’incertitude qui restaient encore bien frais. Ça passerait, surtout avec l’assurance que l’hôpital ne serait qu’un souvenir qui s’éloignait, et continuerait de s’éloigner au fil des jours, des semaines et des mois. « Ouf alors, t’en es encore à croire ça. » rit-elle, Tessa, en entendant son petit-ami lui garantir qu’il ne pourrait jamais ne plus la supporter ; elle n’savait pas si ce sérieux devait être un compliment, ou un certain genre d’insulte, qu’il se soit senti le besoin de parler avec tant d’honnêteté. Le pauvre quand même, s’il se coltinait une amitié comme ça depuis dix ans maintenant, s’il ne pouvait plus la sentir – ça craindrait pour lui, et si la vérité devait éclater au grand jour, ce serait encore pire. Heureusement, la Dyer croyait en l’honnêteté du gars qu’elle connaissait depuis si longtemps, alors ses mots ne furent que sarcasme, une ironie comme elle en avait le secret. Malgré les apparences, leurs petites piques offensives ou même la culpabilité de Tessa, il semblait bien qu’ils avaient ressenti les mêmes choses, souffert de la même façon, parce qu’ils avaient été tant séparés. Ça ne put que la faire sourire, la jeune femme. « Qu’est-c’que tu veux que j’te dise ? Ça m’empêchera pas de prendre un bain ou d’utiliser ma couette, faut bien que j’ai chaud, moi… » elle pouvait bien dire, elle, que toutes les méthodes marchaient pour la réchauffer, et qu’en plus, elle n’était récalcitrante à aucune d’entre elles : oui, à choisir, rester dans les bras d’Aodren était un excellent choix, mais c’n’était pas seulement pour avoir chaud qu’elle se réfugiait contre lui, si souvent. Fallait savoir avoir plusieurs cordes à son arc, surtout quand on était célibataire trop longtemps, ou seule pendant trois jours longs ; « Il a bien fallu que j’me débrouille pour avoir chaud, ces derniers temps, hein… » elle n’s’empêcha pas d’ajouter, arquant un sourcil qui pouvait sous-entendre tellement de choses, que la blonde n’eut certainement pas envie d’éclairer d’avantage – il avait une imagination, au pire, Aodren, non ? Et elle s’était ennuyée, elle avait passé des heures à zapper sur ce canapé, enroulée dans une couverture, elle avait même essayé de se relaxer dans un bon bain. Pour le reste, hein, elle ne savait pas ce à quoi le jeune homme pourrait penser – on pouvait se réchauffer de bien des façons. Et maintenant qu’il était rentré, elle n’avait pas l’intention de laisser repartir son petit-ami à l’hôpital ou n’importe où ailleurs ; ça y’est, elle allait devenir psychotique, presque, au point de le retenir par le bras quand il fit mine de se lever. Ils riaient toujours, au moins, sans l’ombre d’un doute, même si elle lui lança une vague tape sur le genou, grognant d’un faux air vexé. « Pfff, tu restes, t’as pas le choix. » à vrai dire, Tessa ne savait même pas si le brun avait le droit de conduire, ou si c’était une autre condition importante à son rétablissement ; au pire, même s’il devait arriver jusqu’à l’hôpital, ce ne serait que pour être renvoyé chez lui. Et son chez lui, c’était ici, avec elle, en prouvait leur proximité, leur intimité, le baiser qu’elle vint coller sur son épaule. « Pense à le faire, hein. On sait jamais, tu pourrais être très occupé dans les temps à venir. » et ses yeux étaient explicites ; Tessa aimait l’avoir rien que pour elle, là maintenant, Aodren et peut-être qu’égoïstement, elle n’avait pas envie de penser à la possibilité que ce week-end soit découpé par un repas avec les Adkins pour célébrer la remise en forme du jeune homme. Peut-être que s’ils ne passaient ces deux jours que tous les deux, ils n’feraient rien d’autre que se câliner, se serrer l’un contre l’autre, s’embrasser, mais c’était déjà un meilleur programme que tout ce qu’elle avait connu cette semaine.

_________________


home isn't a place, but you're home
you know, one day you look at the person and you see something more than you did the night before. like a switch has been flicked somewhere. and the person who was just a friend is… suddenly the only person you can ever imagine yourself with.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Admin + queen of hearts.
pseudo : sweet poison (anaïs).
arrivé(e) le : 19/06/2017
Messages : 7899
avatar : bob morley.
crédits : sweet poison (avatar).
Points : 3371
âge du perso : trente-deux ans.
MessageSujet: Re: (aodren), homesick   Mar 3 Oct - 18:47


when you're far from me I still hold you closer.
tessa dyer & aodren adkins

Il avait bien envie de repartir en vacances Aodren. Là, maintenant, quand bien même il était certain qu’on lui dirait d’éviter se baigner avec sa cicatrice, que ce soit dans la mer, dans une piscine ou même simplement dans un bain. Mais, ces trois derniers jours, même s’il ne les avait pas passé au boulot, ils avaient vraiment été fatigants, alors il aurait bien eu envie de partir loin d’ici pour pouvoir souffler un bon coup. Mais ce n’était qu’une appendicite, un truc dont il se remettrait bien vite et qui ne demanderait pas un suivit pour le reste de la vie. Ce n’était pas comme s’il venait de donner un rein, après tout. Mais quand bien même ça avait été une opération simple, une maladie dont il allait vite récupérer, c’était quand même trois jours de sa vie qu’il avait l’impression d’avoir perdu, coincé dans une chambre d’hôpital et ça, c’était franchement frustrant. Il n’aimait pas l’idée de devoir rattraper tout ça, parce qu’y avait ce truc, complètement imprévu qui était venu lui gâcher la vie. Ça aurait bien mérité quelques vacances alors, qu’il puisse souffler et repartir de bon pied. Ce n’était pourtant pas une option. Non, il n’aurait qu’un week-end, avant de retourner bosser et de ré-agencer tout un tas de truc dans son emploi du temps pour s’adapter à cet événement imprévu qui était venu bouleversé sa vie ces derniers temps. Au moins, c’était fait maintenant, alors, il avait bon espoir de ne plus retomber malade avant un long moment, même pas une grippe, même pas un rhume, parce qu’il avait déjà assez donné pour le moment. Il avait en général, une bonne santé, alors à moins d’être complètement maudit, il se disait que ça devrait aller et au pire, il n’avait pas envie de passer des heures à penser à l’éventualité d’une nouvelle maladie, plus ou moins grave, qui viendrait de nouveau l’emmerder.

Cette appendicite en plus, elle l’avait séparé de Tessa. Ça faisait trois ans qu’il vivait avec elle et certes, ça lui était arrivé de découcher, notamment quand il était repartie d’une soirée avec une fille, mais quand même, ces trois dernières années, il avait l’impression qu’ils avaient passé plus de soirées ensemble, que chacun de leur côté et depuis quelques mois qu’ils étaient en couple, il semblait bien que cette séparation était la première. Il leur était bien arrivé d’avoir des plans chacun de leur côté, mais ils étaient toujours rentrés, plus ou moins tard le soir. Pas cette fois. Il n’avait pas eu d’autre choix que de rester dans sa chambre d’hôpital, alors comme seul réconfort, le taux de morphine, plus ou moins élevé qui coulait dans ses veines pour atténuer la douleur. Y avait eu les sms de Tessa aussi, mais ça n’avait pas été suffisant pour compenser l’absence de la blonde à ses côtés et il avait toujours fini par tomber de sommeil, plus vite qu’il ne l’aurait voulu, parce que malheureusement c’était aussi un effet de la morphine. Alors elle lui avait manqué Tessa, pour ces quelques jours qui avaient été, beaucoup trop longs à ses yeux. « Nan, j’ai toujours pas changé d’avis là-dessus. » Si ça avait dû être le cas, ça aurait voulu dire qu’il s’était senti reposé à l’hôpital, à avoir enfin la paix, maintenant qu’il n’avait plus à supporter la blonde jour et nuit. Mais ça n’avait définitivement pas été ça, qu’il avait ressenti. Il s’était ennuyé sans Tessa, il avait encore plus compté les heures, les minutes avant qu’enfin elle le rejoigne. Il pouvait facilement passer pour l’amoureux naïf qui ne supportait pas de passer du temps sans sa petite-amie, mais tant pis il assumait. Et puis, d’habitude, quand il était au boulot, ça allait, il ne passer pas sa journée à se lamenter parce qu’il n’était pas avec Tessa. Mais d’habitude, il avait la promesse de la retrouver toute la soirée, toute la nuit, jusqu’au lendemain. Là, il n’avait eu le droit qu’à quelques heures, toujours trop courtes, avant qu’elle ne reparte et qu’il se retrouve de nouveau seul dans sa chambre d’hôpital, qu’il avait très vite commencé à détester. « T’es cruelle avec moi. » Il n’allait certainement pas l’empêcher d’aller prendre un bain de toute façon, et il espérait bien qu’en vérité, elle partagerait sa couette avec lui, à moins qu’elle ait décidé qu’ils feraient encore lit à part ce soir, mais il espérait vraiment que ce n’était pas le cas, ils avaient déjà passé trop de nuits séparés, d’après lui. « Ah ouais ? T’as trouvé une bonne méthode ? » Qu’il demanda un sourire aux lèvres. Tant mieux, si elle avait quand même eu chaud sans lit, ce n’était pas parce que lui il avait été dans un lit d’hôpital, trop petit et inconfortable, qu’il avait souhaité que Tessa passe des mauvaises nuits. « Okay, je reste. » Il n’avait l’intention d’aller nulle part de toute façon, trop soulagé à l’idée d’être enfin aux côtés de Tessa pour vraiment envisager de partir. Non, elle allait devoir le supporter les prochains jours, parce qu’il avait envie de rester avec elle et seulement avec elle. « T’as déjà des projets ? » Puisqu’il risquait d’être occupé pour les temps à venir, qu’elle disait, c’était qu’elle devait déjà avoir planifié leurs retrouvailles. Lui il savait que tout ce qu’il avait prévu pour le week-end, ça avait été de le passer en compagnie de Tessa. Alors, ouais, il allait envoyer un sms à sa famille pour les prévenir et après, ça s’arrêterait là. Il trouverait du temps pour eux aussi, plus tard, parce que pour l’instant, y avait plus que Tessa qui comptait pour lui.



_________________
in the dead of the night,
I'll make it up to you.
Took your heart, took your hand, Promise you all that I have Hoping that you understand I'm far from a perfect man. 'Cause honey it's been a hard year It seemed like we're going nowhere. In our darkest hour, in the dead of the night I'll make it up to you. Your hands in mine I'll make it up to you.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: (aodren), homesick   

Revenir en haut Aller en bas
 

(aodren), homesick

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Guilde Homesick (Jnes)
» Pleine lune
» Proposition de Aodren
» Homesick
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
the tinder way :: welcome to new-york :: manhattan :: midtown manhattan :: Résidences-
Sauter vers: